• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition
    Jacques Dufresne

    JEAN DORST (1924-2001)

    Parmi les conditions de la réussite de la conférence de Paris, ( du 30 nov. 2015 au 11 déc. 2015) il y a la connaissance des auteurs qui, depuis un siècle, ont sonné l’alarme à propos de divers aspects de la crise que traverse l'humanité. Nous avons regroupé ces pionniers en trois catégories: critique du progrès, écologie, pensée systémique.

    PROJET 50 PIONNIERS : ENC. LAUDATO SI', CONFÉRENCE DE PARIS
    SECTIONS : CRITIQUE DU PROGRÈS, ÉCOLOGIE, PENSÉE SYSTÉMIQUE

    LEWIS MUMFORD (1924-2001), ÉCOLOGIE

    Professeur au Musée national d’histoire naturelle et directeur du laboratoire de zoologie, mammifère et oiseaux ; Vice-président de la Commission de sauvegarde de l’Union internationale pour la conservation de la nature, Paris. (En 1972)
    En 1965, il publie Avant que la nature ne meure. Cet ouvrage est le premier en langue française à défendre la Nature contre l’emprise démesurée de l’homme. Il paraît juste après le livre de Rachel Carson, Le printemps silencieux (1963), mais bien avant le rapport du Club de Rome (Limits to Growth) et le premier sommet de la Terre (1972). La conférence donnée à Montréal en 1972 lors d’un colloque de la revue Critère, reprend les grandes lignes du livre. En voici un extrait. Source : Revue Critère No 5, Montréal 1972,

    RÉFLEXIONS SUR LES RAPPORTS DE L'HOMME ET DE LA NATURE


    L'époque actuelle est marquée par une série de changements profonds qui affectent la vie de chacun. Nous traversons une véritable crise de civilisation dont les symptômes sont apparents sur le plan matériel comme sur celui plus élevé de la pensée. Nous nous interrogeons sur le devenir de notre civilisation industrielle dont les excès sont maintenant bien visibles et les conséquences parfois catastrophiques. Les causes de la situation actuelle sont variées et une analyse détaillée serait hors de propos, d'autant plus qu'elle devrait être menée par une équipe de spécia¬listes très divers comprenant des philosophes, des sociologues et des économistes. Cependant les biologistes sont eux aussi capables de donner une part des réponses et des solutions, car ils ne peuvent s'empêcher de penser que les faits qu'ils étudient concernent quelques unes des causes premières d'une évolution dont les autres aspects ne sont en quelque sorte que les conséquen¬ces. Beaucoup des désordres qui affectent nos sociétés proviennent d'une rupture d'équilibre entre l'homme et son milieu, entre l'animal consommateur que nous sommes et ses moyens de subsistance, mais aussi entre la créature intelligente et son environ¬nement physique et psychologique.

    Pour comprendre la situation actuelle, il convient de rappeler brièvement l'évolution des rapports de l'homme et de la nature depuis le début de l'aventure humaine, car l'impact de l'homme dans les équilibres biologiques date de l'apparition de celui ci sur la terre. L'histoire de l'humanité peut être interprétée comme une longue lutte de l'homme contre la nature qui lui fut tout d'abord hostile et son affranchissement progressif vis à vis de certaines de ses lois, ou inversement comme un asservissement de la nature à l'homme et aux inventions de son génie.

    Au stade primitif, l'homme, chasseur et pêcheur, se comportait en prédateur et en déprédateur. Il était un élément naturel intégré dans un système naturel. C'est le stade que notre espèce a atteint au Paléolithique et auquel sont restées certaines peuplades primitives telles que les pygmées ou les aborigènes australiens. Un code moral ou religieux refrénait leurs activités en leur donnant une base écologique. Dès cette époque cependant la pratique des feux courants a permis à des hommes d'un niveau techno¬logique très bas de transformer profondément certains milieux. Bien vite les moyens de subsistance devinrent insuffisants pour nourrir une humanité plus nombreuse, sédentaire, grégaire, et socialement de mieux en mieux organisée. L'homme se transforma en pasteur, ce qui revient à favoriser une catégorie d'animaux, à modifier les chaînes alimentaires et à étendre le milieu favorable à ces animaux. Les milieux fermés sont devenus progressivement ouverts, notamment par la pratique des feux. L'homme devint ensuite, et en fait simultanément agriculteur, ce qui revient à domestiquer certains écosystèmes et surtout à en créer d'entière¬ment artificiels où les chaînes alimentaires sont considérablement raccourcies. Dès l'époque la plus reculée, la dégradation de quelques habitats est à observer, comme en témoigne l'érosion dans le bassin méditerranéen et l'Amérique centrale. Des processus qui n'ont fait que s'amplifier se sont déclenchés dès cette époque.

    Beaucoup plus tard, à l'époque des grandes découvertes et au début de notre civilisation technologique, un phénomène nouveau intervint. Partis d'Europe, des hommes disposant d'une énergie et d'une technologie supérieure, vivant dans un continent déjà très utilisé, voire usé, se sont répandus à travers le monde. Ils ont découvert ses richesses en faisant irruption dans des univers se trouvant à d'autres niveaux de civilisation, d'abord en Amérique, ensuite en Afrique. Certes les continents qui s'ouvraient aux Européens n'étaient pas dans leur état primitif, ni souvent même dans un état satisfaisant; mais ils présentaient une apparence de luxuriance extraordinaire. C'est de cette époque que date le mythe de la richesse illimitée de la terre. Une exploitation sans limite de ses ressources commença, comportant le massacre d'ani¬maux et le pillage des ressources forestières.

    Plus tard encore débuta la révolution industrielle, la techno¬logie se métamorphosant en donnant à l'homme une puissance sans commune mesure avec ce qu'elle avait été alors. Les interventions de l'homme pouvaient dès lors être plus profondes et plus rapides, entraînant de ce fait la rupture des équilibres jusqu'à présent maintenus.

    Les données biologiques suffiraient à elles seules à expliquer la détérioration de la situation au cours de l'histoire de l'humanité et l'accélération de cette tendance jusqu'à son point critiqueactuel. Des facteurs philosophiques et psychologiques sont cepen¬dant intervenus, d'une manière plus profonde encore que les facteurs matériels. Depuis Bacon et Descartes l'homme doit se rendre “ maître et possesseur de la nature ”. Ce sentiment de domination lui a donné l'idée de créer un monde artificiel que les progrès scientifiques et techniques semblaient mettre à sa portée. La physique et la chimie lui ont donné des possibilités extraordinaires; ses machines simplifient le travail manuel et bientôt même intellectuel. Il paraît dominer tous ses problèmes et trouver leur solution dans les applications de ses sciences. Tout paraît possible à l'homme qui s'est maintenant en apparence entièrement affranchi de la nature, dont il n'a plus besoin, car ses techniques paraissent la remplacer. Il n'a plus à se conformer aux lois essentielles qui régissent la biosphère à laquelle il substitue une anthroposphère ou mieux une technosphère appelée à satisfaire toutes ses exigences. C'est à cette attitude de principe que l'on doit la situation actuelle et les maux dont nous souffrons. Bacon et Descartes n'avaient pas prévu les excès de cette évolution qui provoque l'inquiétude des biologistes autant que la déception et les alarmes du grand public devant les redoutables conséquences du progrès technique. La situation actuelle est le résultat d'une série d'erreurs écologiques et de contradictions avec les lois qui président au fonctionnement de la biosphère, système éminemment fragile et précis dans son fonctionnement. Bien que ces erreurs soient connues et qu'elles aient fait l'objet de nombreuses études, une rapide analyse est cependant utile de manière à préciser quels sont actuellement nos rapports avec le monde dans lequel nous vivons.

    La première des atteintes à la biosphère consiste en une surexploitation des populations sauvages. Les végétaux et les animaux sont en voie de disparition ou de régression avancée à travers le monde. Cela entraîne la perte d'un capital scientifique inesti¬mable et aussi d'éléments importants intervenant dans le fonction¬nement de la biosphère en tant que rouages d'un mécanisme complexe. Ils entraînent aussi une diminution alarmante des stocks dont nous tirons des ressources importantes. Le meilleur exemple est certainement celui qu'offre l'exploitation des popula¬tions de poissons marins, pour lesquels l'overfishing si apparent sur les fonds de pêche traditionnels entraîne une diminution sensible de la rentabilité commerciale des pêcheries. La lamentable histoire des baleines pourrait être également évoquée. Les baleines bleues, dont l'Antarctique constitue le dernier refuge et qui ont formé la pierre angulaire de l'industrie baleinière dans les temps récents, sont actuellement en danger de disparition. Leurs popu¬lations sont inférieures à 2000 individus, alors que la population optimale serait de l'ordre de 100.000, un chiffre atteint il y a une trentaine d'années.

    Cette mauvaise exploitation des ressources renouvelables pro¬vient d'une méconnaissance profonde des lois qui régissent la structure et la dynamique des populations, et dont dépend la productivité du monde vivant.

    Une deuxième attaque contre la biosphère consiste en une mauvaise utilisation de l'espace. L'homme a domestiqué quelques-uns des systèmes naturels qui forment les grandes unités du monde vivant, à côté desquels il a créé des systèmes artificiels. Certains de ces systèmes se sont révélés des erreurs, en contra¬diction avec la nature des sols, le climat, les autres facteurs physiques ou biotiques du milieu, déclenchant l'érosion accélérée qui ravage actuellement une partie importante du globe. Déjà en 1963, à une conférence des Nations Unies tenue à Genève, les experts avaient conclu qu'il y avait environ 700 millions d'hectares gravement érodés à travers le monde. Manifeste dans les régions inter tropicales, cette situation l'est également dans bien des régions tempérées livrées à la monoculture ou à des cultures industrielles contraires à la stabilité des sols. L'homme a partout supprimé la diversité. Les milieux naturels, réputés inutiles ou nuisibles, comme par exemple les habitats aquatiques, les marécages, les zones intercotidales où la mer, la terre et l'eau douce se mélangent, ont été supprimés. L'homme a simplifié les systèmes biologiques, dont la diversité est précisément la condition essentielle d'un maintien d'un équilibre satisfaisant, tout comme dans une mécanique compliquée où de nombreux rouages viennent s'engrener les uns dans les autres, et donnent la stabilité au système en permettant au mouvement de se transmettre par des voies multiples. Nous avons supprimé la plupart de ces rouages en les remplaçant par quelques uns de plus grande dimension; nous avons ainsi rendu le système beaucoup plus fragile et soumis à des fluctuations contraires à notre intérêt à long terme.

    Date de création: 2015-11-08 | Date de modification: 2015-11-08
    Loading

    Informations

    L'auteur
    Date de création:
    2015-11-08
    Dernière modification:
    2015-11-08

    Documents associés


    Youri Pinard

    Daniel Laguitton

    Jacques Dufresne

    Andrée Mathieu

    Jacques Dufresne

    Jacques Dufresne

    Jacques Dufresne

    Jacques Dufresne

    Daniel Laguitton

    Jacques Dufresne

    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homovivens en devenant membre ou en faisant un don.

     



    Flux RSS:

    Les Dossiers

    Savoir vie garder

    Le nom de Néfertiti signifie «la belle est arrivée». La racine néfer et ses dérivés décrivent les aspects positifs et moteurs de la vie, au premie...
    Voici comment en 1968, Jacques Mousseau présentait Alan Watts dans la revue Nouvelle Planète« À travers l’œuvre d’Alan Watts court la préoccupation ...
     L'homme se rapprochera-t-il de l'animal, comme plusieurs semblent le souhaiter, ou s'assimilera-t-il  complètement à la machine comme les transhumanistes l'incitent à l...
    La déshumanisation  est indolore. Nous conversons tous les jours avec des robots sans en souffrir le moins du monde. On nous annonce l’utérus artificiel pour demain, nous d&ea...
    Colloque Vivre ou fonctionner Sous-titre : L’incarnation comme remède aux maux de la planète et de l’humanitéTranshumanisme, règne de la quantit&eacut...
     Chers américains, autant vous êtes insuportables, terrifiants même quand vous vous assimilez aux robots et rêvez d’une immortalité sur disque dur, autant vo...
     Ce texte fait partie d'une série d'articles regroupés sous le titre général de Quatre articles convergeant vers la critique du narcissisme.Aux origines de la dé...
    Comment faire en sorte que nos écoles forment des êtres vivants? Comment éduquer pour la vie? En éduquant par la vie.Ce qu'a fait le fondateur du collège de la Pocati...
    Par Jean Onimus « Enthousiasme, Oh! mot aux grandes ailes, mot affolant qui fait battre le cœur à grands coups, mot qui enlève, exalte, emporte, arrache vers les é...
    Esthétique et education réflexion à partir de l’éducation esthétique de Schillerpar Chantal LapointePremière partie« L’utilité est la...
    Frédéric Back ou la vie plus forte que l’envie, par Jacques Dufresne Mort de notre ami Frédéric Back, la veille de Noël 2013, juste avant une fête semblabl...
     BACHELARD, UNE ANTHROPOLOGIE DE L’HOMME INTEGRAL  par Jean-Jacques Wunenburger *Quand les nombres et les figuresNe seront plus la clef de toute créature,Quand, par les cha...
    Joseph Weizenbaum (né à Berlin le 8 janvier 1923 et mort à Berlin le 5 mars 2008) est un informaticien germano-américain. Il fut professeur émérite d'informat...
     par Hélène Laberge « En matière d'art, l'érudition est une sorte de défaite : elle éclaire ce qui n'est point le plus délicat, elle ap...
    « L'homme, exilé sur la terre, est maintenant exilé de la terre ».G.T.En 1998, je publiais Après l'homme le cyborg? C'était un cri d'indignation accompagn&eacut...
    Quel est la responsabilité du géographe dans l’éloignement de l’homme par rapport à la terre, un éloignement créateur d’indifférence ...
    «Un jour comme celui-ci, je prends conscience de ce que je vous ai dit en cent occasions – que le monde est très bien comme il est. Ce qui ne va pas, c’est notre manièr...
    La Ferme Berthe-RousseauPour vous y rendre (1), faites très attention à l'écriteau indiquant Moulin de la laine, tout de suite à droite vous traversez un petit pont de bois...
    Naissance de la musiqueLa musique n'a plus de frontières. Orphée ne chantent plus seulement pour Euridyce, il charme tous les hommes. Ceci grâce aux progrès accomplis dans l...
    «Un bon esprit doit ressembler à une broussaille plutôt qu'à un herbier.» AlainExiste-il une vie intellectuelle? Pas au sens d’occupation, de travail, d’act...
    Voici un texte essentiel sur cette vie subjective, que nous appelons souvent la vie comme qualité sur ce site.« La vie subjective d'un côté, la réalité physique...
     L’art d’imiter la natureLe biomimétismeAndrée Mathieu et Moana LebelÉditions MultiMondes, 2015Commentaire de Jacques DufresneSi vous aviez cherché biomim&...
    Pierre Bertrand, philosophe québécois prolifique est l’invité de la Compagnie des philosophes à sa rencontre du dimanche 1er février 2015. Nous profitons de l&...
     Certains articles de journaux, rares il est vrai, sont des événements qui marquent un tournant de l’histoire ou un changement de mentalité. C’est le cas de l&rsq...
    par Jacques Grand'Maison« Si le mot que tu veux ajouter n'est pas plus beau que le silence, retiens-le », disait un mystique soufiste.Présence et silence s'appellent l'un l'autre. S...
    Nous étions amis, nous avions vingt ans, nous avions lu Nietzsche, nous étions implacables. Le conférencier devant nous, sûr de posséder la vérité, plus...
    Notre dossier de la rentrée La radicalité consiste à remonter jusqu’à la racine d’un mal pour en trouver le remède, l’extrémisme (comme...
     Deathist. C’est le mot que le Ésope du transhumanisme, le suédois Nick Bostrom, utilise pour fustiger ceux qui de Socrate à Rilke ont fait de la mort une alliée...
    UN SIÈCLE DE PENSÉES CONVERGENTESC’est le climat qui est le sujet de la conférence de Paris et c’est la question de la limite qui en sera l’enjeu principal : lim...
    Pays, paysan, paysage Suite aux élections québécoises du 7 avril dernier, marquée par la défaite du Parti québécois et de son projet souverainiste...
    PENSER LA SCIENCE L’analyse du rôle joué par la science dans la société contemporainepar Ber...
    Crise économique, réchauffement climatique, événements extrêmes, pic pétrolier, pic de la plupart des métaux. Suivrons-nous le conseil de Sén&egr...
    La question du rythme que nous abordons ici est complexe et peut conduire à des excès, ce dont il faut être bien conscient. Nous nous limitons ici à une introduction dans le...
    Ne pas confondre avec signes vitaux. Quand une personne nous donne signe de vie, elle ne nous décline pas l'état de ses signes vitaux : température, pouls, respiration et pression...
    Cet article de Françcois Tremblay sur l'art naîf et sur l'oeuvre de Solange Hubert, a d'abord paru dans MAGAZINART, été/automne 2011.« Art naïf, art populaire, ar...
     Les idéologies du sportpar Gabor Csepregi               Gabor Csepregi, athlète et philosophe, est l’aut...
     Les idéologies du sportpar Gabor Csepregi               Gabor Csepregi, athlète et philosophe, est l’aut...
    Au moment oû les hommes considéraient la terre comme un lieu de passage, ils y construisaient pour l'éternité; ils l'ont transformée en terrain de camping à p...
    L’automobile est rarement un objet de réflexion, même si elle occupe dans nos vies et sur notre planète une place démesurée. Réfléchir sur une cho...

    L'emmachination

    Quel est, se demandait René Dubos, l'envers de cette extraordinaire adaptabilité qui est pour les humains un avantage indiscutable par rapport aux autres espèces? Il y a, ré...
    La toxine botulique ou botox est produite par la bactérie Clostridium botulinum laquelle est une molécule paralysante et le plus puissant poison connu à ce jour. Les ophtalmologis...
    Désincarnation. Ce mal indolore, invisible et silencieux résulte de la montée du formalisme dans une civilisation ou une personne. L’accès à la propriét...
    L'emmachination est le fait, pour un être vivant de s'assimiler à la machine. Pour ce qui est de l'être humain, elle est le contraire de l'incarnation. L'incarnation est la tendance...
    Google vient d’adhérer au transhumanisme. Faut-il s’en étonner? Son siège social est voisin de la Singularity University fondée par Ray Kurzweil.La dénat...
    Humanisé par votre portable?Par Jacques DufresneIl porte trois noms en français. Vous l’appellerez cellulaire si vous avez le sentiment qu'il vous enferme dans une cellule, mobile ...
     Les insectes dans l'Encyclopédie de l'AgoraLe point sur le déclin des insectes
     L’euthanasie et la PMA en contexte Relier pour comprendre On peut certes isoler une plante et l’étudier en laboratoire, mais on ne la connaîtra complète...
    La PMA ou la médecine sans limitesPar Jacques Dufresne Ovules importés des États-Unis par catalogue, mère porteuse sollicitée en l’absence de tout encadre...
    Dans la perspective de ce portail Homo Vivens, le chiffre et l'argent sont indissociables. Ce sont des signes dont l'importance croissante, démesurée, réduisent l'homme et ses sen...
    Stéphane StapinskyLe texte suivant, extrait d’un document intitulé  « Trois jours chez les transhumanistes » produit par l’équipe du site Pi...
    Tout le monde, ou presque, emploie maintenant les mots conscience et intelligence aussi bien à propos des ordinateurs que des humains et en tenant pour acquis qu'il s’agit des mêmes...
    On a accès à un nombre croissant de nouvelles devant lesquelles on se demande comment les évoquer, pour les critiquer, sans obtenir l\'effet contraire : qu'on en parle davantage d...
     La médicalisation est la prise en charge systèmatique de la santé des gens par des experts appartenant à la profession médicale.Ce phénomène aujo...
    De hatsu premier son et miku futur, Hatsune Miku est une chanteuse ayant toutes les caractéristiques d'une diva sauf une : la vie. Elle est un hybride composé d'une voix synthétiq...

    La robotorie

    Dans l'état actuel des choses, en janvier 2012, nous nous opposons énergiquement au déploiement d'un réseau de compteurs d'électricité ''intelligents'' au Qu&...
    En 1965, dans le cadre des Rencontres internationales de Genève, eut lieu un colloque mémorable intitulé Le robot, la bête et l'homme. Entre autres, Jacques Monod, Ernest An...
    Par analogie avec animalerie et ménagerie. L'animalerie évoque l'entière soumission de l'animal à l'homme, elle est cette antichambre du laboratoire où les animaux u...

    La nouvelle espèce

    Ce livre, paru en 1999, est l'une des premières réflexions en langue française sur cette question du posthumanisme devenue depuis un sujet majeur. Il a été éc...
    Article de l'Encyclopédie de DiderotAUTOMATE, s. m. (Méchaniq.) engin qui se meut de lui-même, ou machine qui porte en elle le principe de son mouvement.Ce mot est grec αὐτόμ...
    De nombreux scientifiques, dont plusieurs sont à l’origine de l’ordinateur et d’Internet, ont tantôt réclamé, tantôt proclamé l’av&egrav...
    Pour une vue d'ensemble de la question, nous vous invitons à consulter le dossier eugénisme de l'Encyclopédie de l'Agora.On a cru un moment, en Occident du moins, que l'eugé...
    Crise économique, réchauffement climatique, événements extrêmes, pic pétrolier, pic de l'or, pic du cuivre, pic du fer... Face à ces limites, le d&eacut...
    Les Jeux Olympiques dans l'Antiquité (Pierre de Coubertin, 1863-1937)«Il est probable que la création des Jeux Olympiques fut due aux Pisates, premiers possesseurs de la vallée de l'Alphée. Mais les O...
    Voici un texte écrit en 1995 qui éclaire de façon singulière les questions que nous soulevons dans ce portail Homovivens.« Progrès accéléré...
    Plus l'humain ressemble au robot plus il se reconnâit en lui; ce qui aide à comprendre pourquoi une comparaison entre l'homme et le robot qui aurait provoqué l'indignation de Berna...
    Nos rites funéraires sont en crise, il y a de moins en moins d’inhumation, de plus en plus de crémation, les cérémonies de funérailles, quand il y en a, ont pa...
    Nous retenons ici les deux principaux sens que le FLF donne au mot anticipation« A.− [L'anticipation concerne une action] Réalisation de cette action avant le moment attendu ou pr&e...
    Texte à venir
    Dans l’histoire des ordinateurs, le mathématicien anglais Alan Turing a joué un rôle de premier plan. On lui doit notamment la machine qui porte son nom. Il s’agit d&rs...
    Le concept de posthumanisme est encore flou. Pour le moment chacun peut lui donner le sens opposé à celui qu'il donne au mot humanisme, ce qui nous autorise à prendre notre propre...
    Selon Ray Kurzwei, avec l'avènement de l'ordinateur, l'homme se précipite vers un nouveau big bang programmé pour éclater en 2045. Il a même donné un nom &agra...
    Der Spiegel en guerre contre la Silicon ValleyLa vallée de l’avenir…de l’humanité?¿Quién manda en el mundo? Qui commande,1 qui commandera dans le monde, ...
    Les définitions qu'on trouvera plus loin dans cette page, remonte à 2008. Le mouvement transhumaniste, si c'est le mot qui convient, a progressé si rapidement que c'est cette d&ea...