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    Rythme

    Définition

    La question du rythme que nous abordons ici est complexe et peut conduire à des excès, ce dont il faut être bien conscient. Nous nous limitons ici à une introduction dans le but de clarifier certains enjeux cruciaux de la vie quotidienne.

    Nous avons du rythme une connaissance si immédiate que nous avons toutes les peines du monde à le définir. Nous oserons dire dans une première approximation qu'il est la régularité dans la variété. Régularité : la vague revient toujours après la vague comme le jour après la nuit. Variété : mais cette vague n'est jamais tout-à-fait la même, et elle n'est jamais tout-à-fait à la même distance, dans le temps et dans l'espace de la vague précédente. Le rythme ignore l'exactitude.

    C'est la rotation de la terre autour du soleil, un phénomène qui rythme nos jours et nos nuits, comme c'est la rotation de la lune sur elle-même qui rythme la marée. D'observations semblables et d'une multitude d'autres, qu'on a pu faire avec des instruments de mesure plus ou moins rigoureux, on a acquis la conviction (elle fut particulièrement forte dans l'Allemagne de 1900) que l'homme est un microcosme dont les rythmes sont en correspondance avec ceux du macrocosme : l'univers, la nature.

    Un des tout premiers phénomènes mis en évidence par ce type d'approche
    est celui de la rythmisation subjective [subjektive Rhythmisierung], lequel fut l'objet d'une expérience célèbre de Wundt, considéré comme l'un des fondateurs de la psychologie expérimentale.

    « Lorsqu'on nous fait entendre pendant un certain temps une mesure parfaitement régulière composée de coups ayant la même intensité, nous avons tendance à les regrouper par deux, et à percevoir au sein de chaque groupe un accent sur un des deux temps (le tac-tac devient tic-tac) et une pause plus longue séparant les différents groupes. Il est possible de résister à cette tendance, mais cela exige une concentration extrême, en l'absence de laquelle la rythmisation se met systématiquement en place ».1

    Cette expérience a donné lieu à une controverse fort instructive. Les uns ont attribué à une action de l'intellect la rythmisation du tac tac.

    « Wundt considère quant à lui que la nature rythmique de notre conscience ne peut être que la conséquence de la rythmicité de notre organisme, qui se répercute sur les phénomènes de perception. Battement du coeur, rythme de la respiration et surtout de la marche, influent sur l'ensemble de notre organisation psychophysique, dont notre conscience ne peut être dissociée. Cette conception est, de loin, celle qui a connu le plus d'écho à l'intérieur de la réflexion esthétique. 2 (124 note)

    Le commentaire de Olivier Hanse sur cette question :

    « Qu'ils voient dans le rythme le résultat d'un acte intellectuel ou la conséquence de réalités physiologiques, les psychologues du tournant du siècle soulignent son utilité en tant que faculté psychique jouant un rôle fondamental au sein de notre perception. Celle-ci est essentiellement de quatre ordres : 1) le rythme nous aide à évaluer le temps; 2) le rythme décharge notre attention; 3) le rythme permet d'exercer une emprise sur la conscience de l'autre; 4) le rythme crée ordre et cohésion. Sans rythme, notre notion du temps s'évanouit. Selon Wundt, il est donc impossible d'avoir une conception précise de la structure temporelle d'un événement si celui-ci n'est pas structuré de façon rythmique. L'audition de la musique, qui met nos capacités d'évaluation temporelle à très rude épreuve, est l'occasion de s'en rendre compte. Meumann relève l'existence de deux types de musique : le type que l'on pourrait qualifier de « wagnérien » (ou de «dionysiaque»), dans lequel notre attention est entièrement happée par la mélodie et notre conception du temps extrêmement confuse, et le type « rythmique » (ou « apollinien »), dans lequel les notes ne détournent pas notre attention de l'organisation temporelle du morceau.16. En fonction du rapport rythme-harmonie qu'il met en place dans sa musique, le compositeur détermine donc le degré de lucidité temporelle de son auditeur. La musique rythmique est, selon lui, beaucoup moins fatigante à écouter et procure donc davantage de plaisir, dans la mesure où le rythme décharge notre attention. Lorsque nous entendons pour la première fois une figure rythmique, nous sommes entièrement occupés à enregistrer ce que nous écoutons et à nous adapter intérieurement; lors de la répétition, le travail d'enregistrement est passé, et nous pouvons, maintenant que l'attention appropriative a été déchargée, nous abandonner au plaisir ».3

    Les rythmes ont d'abord été étudiés par les psychologues et les philosophes. « En effet, l'étude objective des rythmes biologiques par des moyens appropriés, ou chronobiologie, n'est devenue un nouveau domaine de la biologie quantitative que depuis les années 1950-1960, grâce aux travaux de Franz Halberg, de l'Université du Minnesota ».4

    On pouvait croire à ce moment, qui fut aussi celui de la naissance du mouvement écologique, que la chronobiologie, cette hygiène du temps, était appelée à un avenir comparable à celui de la génétique. Elle est demeurée une science d'appoint qui a permis de mieux comprendre les décalages horaires et d'accroître l'efficacité de certains médicaments dont l'action est tributaire des rythmes biologiques, du rythme circadien notamment.

    Un ouvrage paru en 1979, L'homme malade du temps, 5 nous apprend par exemple que c'est l'hiver qu'll faudrait prendre des vacances en raison des rythmes circannuels. Si précieux soient les conseils de ce genre, ils n'enrichissent pas les compagnies pharmaceutiques et ne semblent pas relever d'une vraie science. Peut-être est la principale raison pour laquelle la chronobiologie est demeurée marginale.

    Aussi bien, est-ce dans un tout autre contexte que le rythme occupa l'avant-scène en Allemagne durant la première moitié du vingtième siècle. Il y devint l'élément central d'une biologie non réductrice et non quantitative. Il serait en effet bien difficile de réduire à l'équivalent d'un gène un ensemble constitué non seulement du mouvement d'un astre et d'un rythme biologique particulier, mais de tous les organes et de tous les corps célestes subissant l'influence de cet astre et de ce rythme. « Tout est lié, il n'y a pas de fait entièrement isolé » 6 139 disait Swoboda, l'un de ceux qui, avec le psychologue Fliess, ont le plus contribué à l'étude du rythme.

    On comprend très bien par contre que toute personne sensible soit tentée de voir dans l'adhésion aux rythmes l'occasion d'une fusion bienfaisante avec la nature et dans l'arythmie, l'éloignement par rapport aux rythmes, un risque de dévitalisation, d'emmachination.

    Les mouvements du faucheur ou du semeur sont rythmés; ceux auxquels la chaîne de montage contraint l'ouvrier sont saccadés, mécaniques. Vue sous cet angle, la modernité aura consisté à arracher les hommes au rythme de la nature pour les faire passer dans l'orbite de la régularité exacte de la machine. Jusqu'en 1950, dans les camgagnes du Québec, où vivait la moitié de la population, la vie des hommes suivait le rythme de celle des animaux de la ferme, de la vache notamment. Or, toutes les vaches vêlaient en même temps en avril, ce qui veut dire que dans les fermes et en aval, dans l'industrie laitière, on ne travaillait intensément que six mois par année, et surtout pendant ces mois d'été qui conviennent au travail selon la chronobiologie. Le contrôle de la reproduction des troupeaux par l'homme devait s'améliorer rapidement, grâce en particulier à l'insémination artificielle. Les vaches aujourd'hui vêlent à volonté, (celle de l'homme) et par suite, dans les fermes et l'ensemble de la société rurale, on travaille à plein rendement.

    Cette étape dans l'histoire de l'agriculture peut servir à expliquer l'ensemble du phénomène. Chaque fois qu'un rythme disparaît, l'humanité gagne en arbitraire, en choix, en espace d'exercice pour la volonté, mais chaque fois aussi une racine dans la vie s'atrophie et la capacité de s'y ressourcer dimininue. Une rétroaction positive s'installe : un nouveau gain par l'arbitraire et la volonté provoque la disparition de nouveaux rythmes.

    Ce risque inhérent au développement industriel, les gens le sentent. C'est pourquoi les thérapies fondées sur les biorythmes ont toujours du succès. Ce qu'ils doivent toutefois comprendre, s'ils tiennent à la vie et au développement durable, c'est qu'ils doivent renoncer à une partie de leur pouvoir, de ce que nous avons appelé : l'arbitraire, le choix, la volonté.

     

     

     

     

    Enjeux


    Pour Ludwig Klages, il y a entre le rythme et la mesure une différence de nature, semblable à celle qui sépare le vivant du mécanique. Voici un commentaire sur La nature du rythme, de Ludwig Klages, dont la première traduction française a paru, il y a quelques années. (La nature du rythme, Ludwig Klages, préfacé et traduit par Olivier Hanse, éd. L’Harmattan, 2004).

    « Pour notre auteur, le rythme fait appel à un rapport vivant et non à une objectivation du donné. Le réduire à un objet de pensée, à l’instar du sujet posant l’extériorité du monde, c’est en trahir la nature : réifier la chose, c’est la penser en dehors d’elle-même. Par sa perpétuelle mobilité, échappant à toute fixité, il tient plus en effet du phénomène que du fait. En questionner l’expérience seul fait sens : l’approche phénoménologique sera de fait plus appropriée (bien que ne sous-tendant pas un ego transcendantal comme chez Husserl). Elle invite en un premier temps à une psychologie descriptive.

    L’écoute, activité complexe où les différents caractères du son (timbre, intonation, intensité) sont interdépendants, est emblématique du vécu comme jeu du percept et de l’affect. Elle est transie par le mouvement rythmique (ce que la psychologie gestalt modélise comme loi de ségrégation des unités) alors que l’analyse décompose la pluridimensionnalité esthétique du rythme en mécanique de la mesure. La division en intervalles réguliers traduit bien plutôt l’esprit qui découpe à son gré le mouvement ; elle substitue à une perception qualitative un temps inertiel, dont Max Scheler fait la racine de l’hyper-sublimation de notre civilisation. Le seul caractère répétitif manifeste bien à cet égard l’image de l’homme-machine, parangon d’une histoire qui se finirait dans et par les masses.

    La différence entre rythme et mesure n’est en fait pas de degré mais de nature. Certes ils peuvent se superposer mais cela n’a rien de permanent ou d’obligé. Bien plus, le phénomène de continuité qu’anime le rythme reste inaccessible à l’entendement, à l’image du flux et reflux de la vague qu’on ne peut que suivre mais non prédire. Car le rythme traduit essentiellement une modulation du mouvement en interaction avec un ensemble, en cela il renouvelle tandis que la mesure ne fait que répéter, faisant abstraction de la richesse du matériau qu’il soit sonore, pictural, chorégraphique ou architectural. Il est bel et bien à la vérité le pouls du divers ondoyant.

    Ce serait néanmoins contresens de déduire que Klages interprète la psychologie en fonction de sa métaphysique du vital : l’élaboration créatrice va du senti et du perçu au créé spirituel toujours neuf, à l’Erlebnis (vécu). Bien plus, la confusion entre mesure et rythme est surtout révélatrice de celle entre esprit et vie, caractéristique de la Modernité logocentrique. Le rythme, à l’instar de la couleur, de la texture ou encore de la gestualité, est bien le refoulé de l’Occident. Or ce courant d’énergie vitale nous replonge dans l’humus prolifique qui précède et détermine toute idée, dans cet insaisissable monde de la vie (Lebenswelt). L’antagonisme chez Klages entre rythme et mesure, comme entre corps spiritualisé et esprit, loin de toute opposition manichéenne, appelle bien plutôt à faire de la vie l’aventure de la raison artistique.

    Car nous sommes englobés dans les rythmes, traversés de part en part par eux; les romantiques avaient fort à propos reconnu là la marque d’une correspondance de l’âme et du monde. L’intuition donatrice n’est dès lors en rien éïdétique, elle n’est pas vision des essences génériques mais ouverture à la transcendance de la Vie, au sens cosmique de la nature : « même cet échange, celui entre le corps vivant et un monde extérieur qui se détache perpétuellement de lui, ne pourrait avoir lieu sans la capacité de fusion que l’être vivant a par l’intermédiaire de son âme » (p. 97). L’extase de la phénomènalité, née du contact de l'âme avec une image démonique (du grec daemon, génie familier, être intermédiaire entre humain et divin), se donne comme libération non du corps mais de l'esprit. Transformant l’organisme humain en épiphanie de l’homme, elle manifeste la vitalité universelle : "Car le surnaturel, rappellera Péguy dans son poème Ève, est lui-même charnel" ».

    Source: Boris Chapuis, texte complet.

    Essentiel

    Les deux plus célèbres définitions: « L'ordre dans le mouvement » Platon « La périodicité perçue ». Matila C. Ghyka.

    Commentaire de Pierre Sauvanet sur ces deux définitions : « Qu'y a-t-il de commun entre elles? Est-il vraiment possible, voire souhaitable d'arriver à une définition de « le rythme ». Paul Valéry lui-même a échoué dans cette tâche et il fut le seul à avouer son échec ».1

    Voici l'une des leçons que Valéry a tirée de son échec : « Il ne faut pas mêler et encore moins confondre période et rythme. Il n'est pas exact de dire rythme des flots, rythme du coeur -etc ». 2 Certes, tout rythme est d'essence périodique, mais la réciproque n'est pas vraie. Toute période n'est pas rythmique. Il faut, en effet, que l'être vivant composé soit de la partie ».3

    Définition de Pierre Sauvanet 4

    « Voici maintenant une définition du rythme qui s'applique à la fois à l'approche de tout ce qu'on comprend d'habitude sous le mot rythme, et à l'étude du rythme singulier dans un domaine précis. Voici donc, non pas une, mais deux définitions. Selon la définition générale, on conviendra d'appeler rythme "tout phénomène, perçu ou agi, auquel on peut attribuer au moins deux des qualités suivantes: structure, périodicité, mouvement." Et selon une définition restreinte : "Tout phénomène, perçu ou agi, auquel on peut attribuer chacune de ces trois qualités" ».

    1- Pierre Sauvanet, Le rythme encore une définition, in Les rythmes, Lectures et théories, Ouvrage collectif, sous la direction de Jean-Jacques Wunenburger, Centre culturel international de Cerizy, Conversciences, L'Harmattan, Paris 1992.
    2- Valéry, Cahiers, in Oeuvres, Pleiade, Tome 1, p.1282.
    3-ibid., p. 1355.
    4-Pierre Sauvanet, Le rythme encore une définition, in Les rythmes, Lectures et théories, Ouvrage collectif, sous la direction de Jean-Jacques Wunenburger, Centre culturel international de Cerizy, Conversciences, L'Harmattan, Paris 1992, p.238.

    Documentation

    Michel Cornu, Temps et musique

    Ghyka, M.C. Essai sur le rythme, Gallimard 1938.
    Meschonnic H. La critique du rythme, Verdier 1982.
    Edgar Willems, Le rythme musical, P.U.F. 1954. Ce livre contient une liste des définitions du rythme à ce jour.
    Paul Fraisse, Structure et rythme. Cahiers de musiques traditionnelles, Vol 10, 1997 Rythmes, Georg Éditeur.

    Date de création: 2012-04-18 | Date de modification: 2013-01-27
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    Date de création:
    2012-04-18

    Dernière modification:
    2013-01-27
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