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    Un valentin incarné

    Alain Médam
    Où l’on nous rappelle que l’incarnation n’est pas la réduction de l’esprit à la chair, mais le rayonnement de l’esprit à travers la chair. «Sait-on bien, en effet, quelle part de bestialité l'humanité recèle en son fond? Mais aussi, n'est-il pas présomptueux d'exclure toute présence spirituelle au sein du règne animal ?» Alain Médam

    Oser écrire sur la beauté quand on a lu tous les livres sur le sujet, oser associer à ce thème frappé d’interdit d’autres thèmes aussi périlleux, tels l’amour et le corps, oser tout cela et le faire avec cette originalité qui n’appartient qu’au naturel, c’est le rare mérite d’Alain Médam dans Un désir de beauté.1

    L’un des chapitres de ce livre s’intitule Incorporations. Il contient tout ce l’on souhaite dire à ceux qui, à l’occasion de la Saint-Valentin, se souviennent qu'ils n’ont pas renoncé à l’amour. «Tu crois qu'ils cherchent le plaisir, ils cherchent l’unité.» Platon

    Voici quelques extraits de ce chapitre. Les passages en gras sont nos commentaires

    Selon Platon, on peut, pour accéder au Bien pur, à la Beauté en soi, à Dieu, emprunter plusieurs voix dont celle de la connaissance et celle de l’amour. Dans le Banquet, il fait appel à Diotime et à son savoir inspiré pour initier ses disciples à la Voie de l’amour.

    «Le corps de l'autre, auprès de nous, est là pour nous convaincre que la beauté n'est pas incorporelle. Elle se touche, se parcourt, se caresse, nous faisant connaître par tous nos sens — non point seulement par le regard — l'intensité de sa présence. Peut-être ainsi, comme Platon le supposait, pourrons-nous nous élever jusqu'à des formes de beauté plus abstraites, moins charnelles, mais pour l'instant ces concrétudes sous les auspices desquelles elle se présente satisfont notre attente. Ainsi, la «voie de l'amour» s'arrête souvent, pour nous, à l'altitude de notre plaisir, se voyant comblée, dès cet instant où la beauté s'offre à nos jouissances. Pourquoi donc irions-nous chercher plus haut? Pourquoi poursuivrions-nous l'immatériel, l'incorporel, si déjà à ras de vie nous n'en finissons pas de nous réjouir de tels présents ?

    Or Platon, s'exprimant par la voix de Diotime dans Le banquet, indique qu'il ne saurait en être ainsi sans que l'on renonce, du même coup, à d'autres bienfaits que la beauté pourrait nous offrir. La «voie de l'amour», dit-il, promet d'autres découvertes. Cette beauté du corps que nous aimons, comment pourrait-elle nous satisfaire pleinement si nous ne pressentions, à travers elle, l'existence d'une beauté plus incorporelle, d'une plus grande subtilité, qui déjà échappe à nos sens? Cette voie, écrit Platon, «qu'on s'y engage de soi-même ou qu'on s'y laisse conduire», consiste à partir du niveau des beautés sensibles et à monter sans cesse vers cette beauté surnaturelle, en passant comme par échelons d'un beau corps à deux, de deux à tous puis des beaux corps aux belles actions puis des belles actions aux belles sciences, pour aboutir à cette science qui n'est autre chose qui la science de la beauté absolue et pour connaître enfin le beau tel qu'il est en soi. »

    Rare, précieuse, fragile beauté : «Aimer ce que jamais on ne verra deux fois.» (Vigny)


    Peut-on passer de la beauté des corps au corps intime de la beauté? Corps subtil, certes, exerçant sa prégnance, pourtant, sur les formes multiples et variées sous l'apparence desquelles la beauté sensible se présente.
    Or l'amour, poursuit Platon, peut-il être autre chose que l'amour de ce corps de beauté? Saurait-on aimer la laideur? On peut supporter celle-ci, elle peut nous fasciner, mais il est difficile d'imaginer que nous puissions l'aimer pour elle-même. L'amour de la beauté, en ce sens, est le signe manifeste de ce qu'il existe une carence de beauté en ce monde. Si celle-ci nous était offerte à profusion, aurions-nous seulement conscience de sa présence? Ce qui est beau ne l'est, en vérité, qu'en ce qu'il subsiste un fond de laideur qu'il recouvre. Le corps de beauté se pose par-dessus le corps du monde, tout comme le ciel sur la terre.
    La voie de la beauté est donc identique — parallèle — à celle de l'amour. Le christianisme reprendra cette assertion. Le corps du Christ ne peut que resplendir. Ses souffrances, elles-mêmes, aiguisent ce resplendissement. Par son ascèse, par son ascension, ce corps en sa splendeur nous fait joindre avec lui la magnificence du corps sublime. Ainsi, sur la totalité du corps du monde, la laideur des incroyances et des idolâtries sera repoussée. La beauté de l'incarnation est une initiation à l'épiphanie : à l'instauration du Royaume.

    L’éclair de tes yeux, lorsque tu me regardes,
    je le reçois et te le rends.
    Une tendresse radieuse nous enveloppe
    et remplit cet instant
    où les caresses répondant aux caresses
    illuminent la nuit.
    La flamme qui nous consume
    devient la lumière de notre regard.

    Regards qui se perdent sans fin
    dans les regards de l’autre.
    Caresses qui luisent dans la nuit….(
    Wendell Berry, Dualité)

    «Mais les corps, en leur concrétude, finissent par se rappeler à l'ordre. Est-il indispensable de se porter si haut pour rejoindre la beauté ? Ne peut-elle se saisir de façon moins exigeante ? Moins abstraite ? Ainsi, de l'acte d'amour. Est-il créateur de beauté ? On sait qu'il est troublant si on l'observe de l'extérieur selon le regard du voyeur. La pornographie joue de ce registre, de cette sorte de laideur qui retient l'attention si vivement. Est-il beau, cependant, cet acte, capté sous un tel angle ? Pas vraiment.

    En revanche, perçu depuis le cœur de son accomplissement, il s'avère porteur de beauté. Ce n'est pas l'autre partenaire, en cet instant, qui par ses traits incarne cette beauté particulière. Du reste, on ne le regarde pas. On ferme les yeux. Il faut les clore, en vérité, si l'on veut éprouver la beauté de l'instant. Elle tient aux jeux d'un corps avec un autre. Il n'importe pas tant que ces corps en eux-mêmes soient harmonieux ; ce qui compte est leur rencontre. Une incarnation s'émeut du don d'une autre incarnation. Recherches de postures, volupté et lenteur des gestes, variations des rythmes ; toute une création, finalement, se joue ici, qui n'est de l'ordre ni de l'image, ni du souffle, ni du cri mais d'un ensemble d'accords, de dissonances, de reprises jouées sur des cordes secrètes.

    Beauté d'un enveloppement, en vérité, qu'on développe tout en s'y enveloppant. La beauté de cet acte est celle d'une œuvre en laquelle on demeure. Cette beauté engendrée par le jeu et la grâce des corps forme, à sa façon, une sphère. On y rejoint parfois le corps de la beauté.»

    Cosmos : le monde en tant qu'il a une forme. Le mot cosmétique en dérive. Parures, parades : «Tu crois le tenir, il te tient.» (Carmen)

    «Mais qu'en est-il de ce qu'on nommera, à présent, la beauté pour le corps? Le corps, ici, n'est plus que l'objet d'une recherche d'embellissement. Il s'agit d'accroître sa capacité d'attirance, de séduction. A la beauté du corps, ainsi — ou à l'absence de celle-ci —, se surajoute tout un jeu d'expédients stimulant l'attrait des charmes naturels. Ce jeu est celui de la cosmétique, des fards, des teintures, des « masques de beauté », des faux cils, faux ongles et autres faux-semblants. Ainsi parée, la personne est à même de «tenir son rang». Disgraciée par la nature, elle «se refait une beauté». Si elle entend se servir de ses charmes aux fins d'une possession d'autrui, elle parade, préparant ses prises.
    Parures et parades préparent la possession. On fait parade, on se montre, exhibant ses parures, mais en même temps, sous l'éclat de ces feux, on esquisse une parade — une figure d'évitement — voulant qu'on se cache tandis qu'on se risque. D'autant plus semble-t-on n'être là que pour paraître, d'autant plus savamment se dérobe-t-on sous le masque des apparences.»

    «Certes si vous étiez des dieux, vous pourriez avoir honte de vos vêtements.» Nietzsche

    Les vêtements, eux-mêmes, sont requis de jouer ce jeu. Parures eux-mêmes, non pas seulement pour séduire, détournant l'autre de son chemin, mais pour se retrouver soi-même et ressaisir sa posture. Au début du siècle dernier, dans son journal, Catherine Pozzi expliquait cela. Affectée par des deuils successifs, elle écrit, presque cruellement : « Entre deux morts, je commande des robes. » Notant aussi : « La robe, exercice de volonté, présence du divin dans le détail. » Ou bien encore, sur un ton faussement désinvolte : cette robe « avec la ceinture d'argent, celle qui a du bleu si profondément noir, j'en ai envie, envie, je souhaite l'exister. »


    Peut-on « exister » une robe ? Sans doute, si l'on admet que la parure fait l'être : qu'elle fait être pleinement. Ce qui masque les formes est aussi ce qui les fait vivre et d'autant mieux, parfois, qu'elles s'avancent masquées. Cette beauté pour le corps que la robe incarne permet à celui-ci d'être à nouveau sujet de son pouvoir. « Cette chemise de nuit est une métaphore», dit encore Catherine Pozzi, laissant entendre que ce voile de tissu recèle en ses trames tous les habillages ou déhabillages auxquels il se prête. (Photo: Catherine Pozzi)

    Quand je serai pour moi-même perdue

    Et divisée à l’abîme infini,

    Infiniment, quand je serai rompue,

    Quand le présent dont je suis revêtue

    Aura trahi. (Catherine Pozzi, Ave)


    Choix de teintes des draperies, qualité des textures, longueurs des boucles d'oreille, plis de cette jupe, infléchissement de ces chaussures sur leurs talons, rythme des pas, balancements des démarches, le souci de paraître, de capter l'attention, de captiver est tel finalement que le corps s'aliène à cette beauté. Sa tyrannie s'impose. La beauté n'est plus là pour le corps, désormais. C'est l'inverse : le corps est là pour cette dernière. Il se soumet à elle et lui rend culte, sacrifiant à ses exigences.

    Et cette beauté, d'ailleurs, si exigeante qu'elle soit, n'est en rien définitive. Elle n'est que contingente, variable, relative aux effets de mode, soumise aux injonctions publicitaires. C'est une beauté « dans l'air du temps». Au goût du jour. Néanmoins, si versatile qu'elle semble, si impersonnelle qu'elle se montre, elle fait du corps humain sa proie. Il faudra maigrir ou prendre du poids. Changer de coiffure ou porter des bottes. Celui qui consentira aux impératifs de la vogue ne sera plus sujet de sa personne. Objet de l'esthétique du jour, ce corps pour la beauté n'est plus vraiment sujet de ses choix.

    Quand on se démarque de soi pour être à la hauteur de ses marques de prédilection


    « Personnalisez votre T-shirt », recommande cette publicité. « Faites imprimer dessus le logo de votre marque préférée. » Comment dire mieux qu'on ne se personnalise qu'en se dépersonnalisant? «Parce que vous le valez bien!», suggère cette autre réclame. Et là encore, la valeur ne se prouve plus à partir de l'être mais au regard de ces objets qu'on est en mesure de s'offrir. Le corps devient l'objet de ces objets et sa valeur s'estime à l'aune de la leur. « Réinventez-vous chaque jour! », chante cette autre sirène, l'injonction étant celle de se renouveler ici, de rester jeune et ainsi, renaissant de ses cendres, de demeurer exceptionnel.
    La beauté, semblant se présenter comme une offrande, s'impose alors comme un rapt. Il nous faut nous offrir à elle, nous sacrifier pour elle au nom d'impératifs indiscutables. À quoi ne renoncerait-on pour qu'elle nous reconnaisse et nous adopte ? On se démarque de soi pour être à la hauteur de ses marques de prédilection.
    Afin de rester jeunes, il nous faut être autres, étrangers à cet âge dont les traits nous insupportent. Nous devons renaître différemment, afin de surprendre nos prochains et nous renouveler, encore, dans le miroir de leur regard. Finalement, nous appartenir encore plus alors même que nous renonçons à nous, possédés par ces injonctions qui nous sont extérieures. Formatée telle qu'elle se présente, programmée à escient, cette contrainte que nous subissons, nous la nommons encore «beauté». Mais c'est faute de mieux ‘’Facticité’’ conviendrait mieux.»

    S’il convient d’enfanter une œuvre d’art dans la beauté, ne convient-il pas d’enfanter un être humain dans une beauté encore plus grande?


    L'amour de la beauté, soutenait Socrate, est donc le signe manifeste de ce qu'existe un manque de beauté dans le monde. L'amour de la vie, poursuivait Diotime, est le signe évident de ce que nous sommes en manque d'immortalité. De là vient la beauté de l'engendrement. Il s'agit d'atteindre « l'enfantement dans la beauté » — non point, seulement, l'enfantement de celle-ci. L'être mortel participe au règne de l’immortalité par la genèse de ce qui est beau. Cette beauté qu'il engendre le magnifie lui-même, et cette beauté qui le soutient le rend immortel.

    Lorsque la laideur gagne du terrain, c'est la mort qui s'installe. Ce crâne humain, sur cette table, est grimaçant. Ses yeux sont creux. Son nez absent laisse un triangle vide. Ses dents sont les gardiennes d'un rire énigmatique. Il faut opposer à ce spectre des figures de vitalité. Les visages d'êtres jeunes, juste sortis de l'enfance. L'amour de la beauté dévoile ainsi ce qui le porte : cet amour de l'incarnation pour elle-même s'oppose aux œuvres de la mort.

    1-Alain Médam, Un désir de beauté,  Éd.Liber, Montréal 2012.

    Date de création: 2013-02-14 | Date de modification: 2013-02-20
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    Informations

    L'auteur
    Alain Médam est docteur d'État ès lettres et sciences humaines (Sorbonne). Directeur de recherches au CNRS, il a enseigné dans diverses universités françaises et québécoises. Aujourd'hui peintre et écrivain, il a publié plusieurs ouvrages de sociologie urbaine et des essais sur la création (La tentation de l'œuvre, Ce que la musique donne à entendre) et le monde qui nous entoure (L'état des lieux par ciel variable, L'étonnement et la réflexion).

    Date de création:
    2013-02-14
    Dernière modification:
    2013-02-20
    Extrait
    Les vêtements, eux-mêmes, sont requis de jouer ce jeu. Parures eux-mêmes, non pas seulement pour séduire, détournant l'autre de son chemin, mais pour se retrouver soi-même et ressaisir sa posture. Au début du siècle dernier, dans son journal, Catherine Pozzi expliquait cela. Affectée par des deuils successifs, elle écrit, presque cruellement : « Entre deux morts, je commande des robes. » Notant aussi : « La robe, exercice de volonté, présence du divin dans le détail. » Ou bien encore, sur un ton faussement désinvolte : cette robe « avec la ceinture d'argent, celle qui a du bleu si profondément noir, j'en ai envie, envie, je souhaite l'exister. »

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