• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition
    Jacques Dufresne

    TEDDY GOLDSMITH(1928-2009)

    Parmi les conditions de la réussite de la conférence de Paris, ( du 30 nov. 2015 au 11 déc. 2015) il y a la connaissance des auteurs qui, depuis un siècle, ont sonné l’alarme à propos de divers aspects de la crise que traverse l'humanité. Nous avons regroupé ces pionniers en trois catégories: critique du progrès, écologie, pensée systémique.

    PROJET 50 PIONNIERS : ENC. LAUDATO SI', CONFÉRENCE DE PARIS
    SECTIONS : CRITIQUE DU PROGRÈS, ÉCOLOGIE, PENSÉE SYSTÉMIQUE
    TEDDY GOLDSMITH (1928-2009), ÉCOLOGIE


    «Né à Paris en 1928 d'une mère française et d'un père anglais, il crée en 1970 la revue The Ecologist, revue phare de la pensée écologiste internationale puis L'Ecologiste, son édition française, en 2000.
    Il est le co-fondateur de l'association « Survival International » en 1968 consacrée à la défense des peuples indigènes, ainsi que de l'association Ecoropa en 1975 avec Denis de Rougemont, Jean-Marie Pelt, Jacques Ellul, Edouard Kressman.... Il participe à la création du Green Party en Angleterre (1974), aux premières campagnes des écologiste français (1974-1977), au premier sommet international sur l’environnement de Stockholm (1972).

    Pendant quarante ans, il a bloqué des chantiers de construction de centrales nucléaires, organisé des campagnes contre la déforestation (A l’initiative de The Ecologist, récolté plus de trois millions de signatures en 1986 pour une initiative de l’ONU sur la déforestation) ou la construction de grands barrages en Inde, contre la Banque Mondiale ou la FAO, édité une quinzaine de livres, écrit des centaines d'articles, organisé partout sur la planète des actions afin de lutter contre la dégradation de la planète et des conditions de vie de ses habitants.»


    Nous sommes en 1972. L’écologie naissante apparaît encore comme une affaire de militants qui tardent à rallier la communauté scientifique à leur cause. Paraît alors un numéro spécial du magazine The Ecologist intitulé Blue Print for Survival. L’auteur, Teddy Goldsmith a beau appartenir à l’une des familles les plus riches du monde, il est si radical qu’on hésite à en endosser le contenu. À tort. Publié avec la volonté d’influencer la première conférence de l’ONU sur l’environnement, cette même année, à Stockholm, republié sous forme de livre, Changer ou Disparaître a été un best-seller avec la diffusion de 500.000 exemplaires en 17 langues. Il a servi de base de réflexion et de proposition pour les mouvements écologistes naissants. Selon Teddy Goldsmith, ce succès est dû en grande partie grâce à la caution de personnalités comme Sir Frank Fraser Darling et Sir Julian Huxley parmi 38 autres scientifiques.

    Changer ou disparaître. Les petites communautés.

    Les auteurs pensent que 1) Une structure communautaire est plus adaptée pour faire accepter les contraintes imposées par les limites écologistes : « Dans une société hétérogène et centralisée comme la nôtre, les contraintes de la stabilisation, pour être efficaces, apparaîtraient comme des mesures de coercition extérieure. » Dans des communautés réduites, le contrôle social est plus fort : « Ayant pris conscience des limites de l’état stationnaire, chacun serait libre, dans ces limites, d’organiser sa vie à sa guise ; les contraintes seraient alors acceptées comme nécessaires et souhaitables, et non comme des mesures répressives imposées par un gouvernement lointain et sans visage. » 2) Une décentralisation permet de replacer l’industrie et l’agriculture au niveau local : avec « une société décentralisée de petites communautés », les auteurs pensent que « des industries de dimension assez réduites (vont) pouvoir répondre aux besoins de chaque communauté. » 3) Les grandes structures d’Etat isolent les individus : « Dans nos grandes agglomérations urbaines, (les individus) ne sont que des isolés – et il est significatif qu’en même temps qu’au déclin de l’autonomie des communautés locales et régionales, et à la centralisation croissante du pouvoir de décision et de l’autorité dans les lourdes bureaucraties de l’Etat, nous ayons assisté à l’essor d’un individualisme sourcilleux (…). » Ils privilégient donc « peu de rapport humains, mais de grande qualité ». 4) En réduisant les infrastructures, les communautés locales minimisent les dégâts sur la nature : « En redistribuant la population dans de petites villes et des villages, nous réduirons au minimum son impact sur l’environnement. » La taille des ces communautés de base serait de 500 membres. Elles seraient elles-mêmes représentées dans de petites villes de 5000 habitants, à leur tour représentées dans des régions de 500.000 habitants « qui, par l’intermédiaire des nations, se feraient entendre à l’échelle planétaire ». - En ligne

    Écologie et religion

    Lors de la grande rencontre inter-religieuse à Assise en 1986, le respect de la création a été affirmé comme l'un des points communs entre les différentes religions. Pourtant, cette déclaration est restée pratiquement sans suite concrète. Or, comme le montre ici Teddy Goldsmith en introduction de ce dossier, la vie en harmonie avec l'univers ne devrait pas être une option facultative mais bien l'essence même de la religion !

    Il y a six ans, lors d'une conférence donnée lors d'une croisière qui nous menait à l'île de Patmos - là ou saint Jean avait rédigé l'Apocalypse - le métropolite Jean de Pergame déclara que la destruction de l'environnement devait être considérée comme un péché. Cela a été très encourageant de voir les dignitaires des Eglises anglicane et catholique romaine abonder ensuite dans le même sens, ainsi que les intervenants hindous, jaïns et zoroastriens. Aucun d'eux ne semblait pourtant prendre pleinement conscience des implications de cette déclaration : elle n'aboutit pas moins qu'à la condamnation de la société industrielle elle-même.

    En effet, la destruction accélérée de la nature résulte nécessairement de l'entreprise dans laquelle la société industrielle moderne s'est lancée à corps perdu et dont le « progrès » - ou en d'autres termes le développement économique - est la caractéristique principale. Ce processus a rarement été défini avec précision. Il implique principalement la substitution systématique d'un univers artificiel à la nature - le monde réel, fruit de 3 000 millions d'années d'évolution biologique et écologique.

    Pour que l'idée selon laquelle la destruction de l'environnement est un péché ne reste pas lettre morte, pour que ses implications soient enfin prises en compte concrètement, il est nécessaire qu'elle s'inscrive dans notre vision du monde. Cela est vrai pour tout un chacun, artistes de rue, théologiens ou scientifiques, même si ces derniers disent ne reconnaître comme « scientifique » qu'une proposition qui aura été vérifiée (ou falsifiée dans les termes de Karl Popper) en laboratoire. En fait, il s'agit là d'une illusion car cette soi-disant vérification ne sert qu'à rationaliser ou légitimer des croyances - croyances correspondant le mieux à notre paradigme et à notre vision du monde. Pour citer le grand épistémologue Michael Polanyi (1891-1976): ''le test de validation ou d'invalidation est en réalité non pertinent en ce qui concerne l'acceptation ou le rejet des croyances fondamentales. Dire que vous vous interdirez de croire quelque chose qui aura été invalidé revient à afficher une prétention fausse à une auto-critique rigoureuse.'' » Publié dans L'Ecologiste n° 9, février 2003. En ligne.

    Le réchauffement climatique

    Interview pour L'Expansion nº 602 du 29 juillet 1999, par Christian David et Yves Messarovitch.
    Publié dans L'Expansion, 29 juillet 1999.

    Quel est pour vous le dossier environnemental le plus inquiétant ?


    Le réchauffement de la planète. Ce phénomène provoqué par l'accumulation de gaz carbonique dans l'atmosphère s'aggrave avec la réduction progressive des surfaces boisées, donc de la capacité à absorber le gaz carbonique. Dans les années 20, on estimait que les forêts d'Asie du Sud-Est étaient quasi intactes. A l'heure actuelle, des pays comme les Philippines ou la Malaisie, boisés à 70%, n'ont pratiquement plus de grandes forêts. On s'attaque maintenant à des Etats jusqu'alors délaissés parce que moins faciles d'accès, comme la Birmanie ou le Laos, et aussi à la forêts amazonienne, que l'on exploite pour le bois, pour tracer des routes, obtenir des terres agricoles ou des concessions minières. La déforestation est un énorme cancer qui ronge notre monde.

    Atteint-on des points de non-retour en matière d'environnement ?

    Il n'y a aucune loi, aucun mécanisme en perspective qui permette d'envisager la fin de la déforestation tropicale ou l'arrêt de la destruction de la couche d'humus des terrres agricoles. Reconstituer une terre arable avec quelques centimètres d'humus prend d'un siècle à un millénaire selon les régions. Or on doit abandonner de 6 à 8 millions d'hectares de terres arables chaque année.

    Est-on sûr que la tendance au réchauffement de la planète est le résultat de l'action humaine et non d'un cycle naturel?

    Le sujet a été très longtemps débattu entre scientifiques. Mais, depuis 1995, les experts internationaux s'accordent sur le fait que le phénomène est majoritairement dû à l'action de l'homme sur son environnement. J'ajouterai que, pour moi, c'est bien là le plus grave : tous ces effets affolants sur l'environnement sont les conséquences immédiates de la politique économique que nous menons. Prenons l'exemple de l'agriculture : la mise en œuvre de méthodes d'exploitation modernes entraîne partout les même effets : érosion des sols, compactage des terres, salinisation, désertification progressive ...

    Nourrir le monde en situation de changement climatique

    L'agriculture moderne est non-seulement très vulnerable au changement climatique, mais aussi une cause importante du changement climatique à cause de ses émissions de gaz à effet de serre et de ses impactes dévastateurs au sols et les réserves d'eau. Une combinaison de savoir agriculture traditionnel et de nouvelles technologies durables pourraient contenir les réponses dont le monde a si grand besoin. Publié dans World Affairs magazine, India, hiver 2003.

    Que cela nous plaise ou non, l'agriculture industrielle moderne est appelée à disparaître. Elle se révèle de moins en moins efficace. Ainsi, les engrais chimiques ont maintenant des rendements décroissants. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a reconnu en 1997 que les rendements de la culture du blé au Mexique et aux Etats-Unis n'ont pas augmenté en 13 ans. En 1999, la production mondiale de blé a en fait diminué pour la deuxième année consécutive, tombant à 589 millions de tonnes, soit 2% de moins qu'en 1998. Les engrais coûtent trop cher et, comme le dit McKenney,

    « la santé biologique du sol a été tellement appauvrie pour améliorer rapidement et facilement la fertilité que la productivité est maintenant menacée et que les engrais sont de moins en moins efficaces. »

    C'est le cas aussi des pesticides. Mauvaises herbes, champignons, insectes et autres ravageurs potentiels possèdent un pouvoir d'adaptation stupéfiant. Cinq cents espèces d'insectes sont déjà devenues génétiquement résistants aux pesticides, ainsi que 150 maladies végétales, 133 sortes de mauvaises herbes et 70 espèces de champignons.

    La réaction consiste aujourd'hui à épandre des poisons encore plus puissants et plus onéreux, qui reviennent à 8 milliards de dollars par an aux Etats-Unis, sans compter le coét de l'épandage . Les agriculteurs sont en train de perdre la bataille : les nuisibles survivent à l'assaut chimique, les agriculteurs, non. Ils sont de plus en plus nombreux à quitter la campagne et la situation va considérablement empirer.

    On assiste actuellement à l'introduction forcée des plantes génétiquement modifiées par les organismes internationaux en collusion avec les gouvernements sous l'effet des énormes pressions exercées par la puissante industrie biotechnologique. Contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, les OGM n'accroissent pas les rendements. Ils exigent également de plus grandes quantités d'intrants, y compris de pesticides, dont ils sont censées réduire l'usage de manière significative, ainsi qu'une irrigation plus importante.

    Les fondements scientifiques sur lesquels ils reposent sont gravement erronés. Personne ne sait avec certitude quelles seront les conséquences du transfert, au moyen d'une technique très rudimentaire, d'un gène spécifique dans le génome d'un être vivant très différent. Des surprises nous attendent et certaines pourraient faire naître toutes sortes de problèmes insolubles.

    Une autre raison pour laquelle l'agriculture industrielle est vouée à disparaître, même sans changement climatique, est qu'elle est bien trop vulnérable aux augmentations du prix du pétrole et, plus encore, à sa pénurie. En ligne.

     

    Les experts de l'industrie du cancer


    «Il y a quelque temps, j'ai rendu visite à un de mes amis à Paris. Il préparait un rapport pour une compagnie qui produisait des gâteaux d'apéritifs et était censé déterminer les raisons pour lesquelles elle perdait tant d'argent. Mon ami semblait trouver la tâche fort ardue. Lorsque je lui ai demandé pourquoi, il m'a répondu :

    « C'est bien simple: la veritable raison de leur faillite, c'est que le patron n'a aucune des compétences requises pour diriger une entreprise. Je ne pourrai evidemment jamais l'écrire, sinon je ne serai pas payé. Je vais devoir trouver d'autres explications, et c'est loin d'être facile, tu peux me croire. »

    Voilà une situation très analogue à ce qui se passe dans le domaine du cancer. Le cancer est aujourd'hui une maladie qui affecte une personne sur trois, et tout le monde sait pertinemment grâce à des études innombrables que ses principales causes sont l'exposition à des produits chimiques cancérigènes et à des rayonnements ionisants, qu'ils proviennent de rayons X utilisés en radiographie, d'essais nucléaires ou d'émissions radioactives des installations nucléaires.

    Voila des faits que les experts nommés par l'état refusent d'admettre. Ainsi que bien sûr les surpuissantes industries chimiques, pharmaceutiques et nucléaires qui financent presque toute la recherche sur le cancer, et veillent bien à ce que l'épidemie du cancer soit attribuée à tout sauf à l'exposition à des produits chimiques et à la radioactivité.» Publié dans L'Ecologiste nº 1, automne 2000. En ligne

    GAIA et l'évolution

    «Voir dans l'organisme individuel l'unité de base de l'évolution est une des faiblesses essentielles de la thèse néo-darwiniste. En quoi cet organisme serait-il si particulier? Y a-t-il une difference si fondamentale entre ses strategies adaptatives et celles des autres systèmes naturels qu'il faille le considérer comme tout à fait distinct? Sans aucun doute, la réponse est non.

    A tous les niveaux d'organisation, y compris celui de Gaïa lui-même, les processus du vivant sont conçus selon le même plan et se révèlent intentionnels, dynamiques, créatifs et intelligents. Qui plus est, toutes leurs stratégies adaptatives visent à préserver la stabilité ou homéostasie de l'ensemble de la hiérarchie gaïenne - condition sine qua non du maintien de leur propre homéostasie.

    De plus, tous les systèmes dirigent et coordonnent les comportements de leurs parties constitutives, Gaïa elle-même coordonnant ceux de tous les membres de la hiérarchie, et veillant en outre à ce qu'ils continuent à assurer sa propre homéostasie d'ensemble, processus que j'appelle homéoarchie. Pour toutes ces raisons, l'individu ne peut en aucun cas être considéré comme l'unité de l'évolution. Celle-ci ne peut être que Gaïa elle-même et l'évolution ne peur être mieux définie que comme le processus gaïen.

    Un processus n'est cependant qu'une abstraction s'il n'a pas de dimension temporelle, tout comme l'est une entité lorsqu'on la considère hors du temps. Nous sommes habitués à penser à Gaïa en termes d'abstractions temporelles ou spatiales, mais celles-ci ne sont en fait que différentes facettes d'une même réalité: le système spatio-temporel formé par Gaïa. Il en résulte qu'il doit y avoir une adéquation parfaite entre les abstractions gaïennes temporelles et spatiales, tout comme il y a parfaite adéquation entre le processus digestif et le système digestif physique.

    A l'inverse, la thèse néo-darwinienne postule une séparation radicale entre la structure de la biosphère, envisagée dans l'espace, et la biosphère en tant que processus - la première étant considérée dans toute sa complexité et sa sophistication, tandis que le second est réduit à une interaction grossière entre deux machines - l 'une génératrice de variations aléatoires, l'autre une simple trieuse. Cela suffit à invalider la thèse darwinienne.

    Les caractères essentiels de Gaïa, en tant qu'abstraction dans l'espace, doivent correspondre à ses caractères essentiels en tant qu'abstraction dans le temps, ou encore de Gaïa continuum spatio-temporel. L'un de ces caractères est que Gaïa, abstraction dans l'espace, composée de systèmes de plus en plus petits, est hiérarchisée. Il doit en être de même de Gaïa, abstraction temporelle ou processus spatio-temporel, composée d'une hiérarchie de systèmes vitaux à longue durée de vie divisés en d'autres à longévité de plus en plus réduite.» En ligne

     

    Date de création: 2015-11-07 | Date de modification: 2015-11-23
    Loading

    Informations

    L'auteur
    Date de création:
    2015-11-07
    Dernière modification:
    2015-11-23
    Extrait
    Lors de la grande rencontre inter-religieuse à Assise en 1986, le respect de la création a été affirmé comme l'un des points communs entre les différentes religions. Pourtant, cette déclaration est restée pratiquement sans suite concrète. Or, comme le montre ici Teddy Goldsmith en introduction de ce dossier, la vie en harmonie avec l'univers ne devrait pas être une option facultative mais bien l'essence même de la religion !

    Documents associés


    Youri Pinard

    Daniel Laguitton

    Jacques Dufresne

    Andrée Mathieu

    Jacques Dufresne

    Jacques Dufresne

    Jacques Dufresne

    Jacques Dufresne

    Daniel Laguitton

    Jacques Dufresne

    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homovivens en devenant membre ou en faisant un don.

     



    Flux RSS:

    Les Dossiers

    Savoir vie garder

    Le nom de Néfertiti signifie «la belle est arrivée». La racine néfer et ses dérivés décrivent les aspects positifs et moteurs de la vie, au premie...
    Voici comment en 1968, Jacques Mousseau présentait Alan Watts dans la revue Nouvelle Planète« À travers l’œuvre d’Alan Watts court la préoccupation ...
     L'homme se rapprochera-t-il de l'animal, comme plusieurs semblent le souhaiter, ou s'assimilera-t-il  complètement à la machine comme les transhumanistes l'incitent à l...
    La déshumanisation  est indolore. Nous conversons tous les jours avec des robots sans en souffrir le moins du monde. On nous annonce l’utérus artificiel pour demain, nous d&ea...
    Colloque Vivre ou fonctionner Sous-titre : L’incarnation comme remède aux maux de la planète et de l’humanitéTranshumanisme, règne de la quantit&eacut...
     Chers américains, autant vous êtes insuportables, terrifiants même quand vous vous assimilez aux robots et rêvez d’une immortalité sur disque dur, autant vo...
     Ce texte fait partie d'une série d'articles regroupés sous le titre général de Quatre articles convergeant vers la critique du narcissisme.Aux origines de la dé...
    Comment faire en sorte que nos écoles forment des êtres vivants? Comment éduquer pour la vie? En éduquant par la vie.Ce qu'a fait le fondateur du collège de la Pocati...
    Par Jean Onimus « Enthousiasme, Oh! mot aux grandes ailes, mot affolant qui fait battre le cœur à grands coups, mot qui enlève, exalte, emporte, arrache vers les é...
    Esthétique et education réflexion à partir de l’éducation esthétique de Schillerpar Chantal LapointePremière partie« L’utilité est la...
    Frédéric Back ou la vie plus forte que l’envie, par Jacques Dufresne Mort de notre ami Frédéric Back, la veille de Noël 2013, juste avant une fête semblabl...
     BACHELARD, UNE ANTHROPOLOGIE DE L’HOMME INTEGRAL  par Jean-Jacques Wunenburger *Quand les nombres et les figuresNe seront plus la clef de toute créature,Quand, par les cha...
    Joseph Weizenbaum (né à Berlin le 8 janvier 1923 et mort à Berlin le 5 mars 2008) est un informaticien germano-américain. Il fut professeur émérite d'informat...
     par Hélène Laberge « En matière d'art, l'érudition est une sorte de défaite : elle éclaire ce qui n'est point le plus délicat, elle ap...
    « L'homme, exilé sur la terre, est maintenant exilé de la terre ».G.T.En 1998, je publiais Après l'homme le cyborg? C'était un cri d'indignation accompagn&eacut...
    Quel est la responsabilité du géographe dans l’éloignement de l’homme par rapport à la terre, un éloignement créateur d’indifférence ...
    «Un jour comme celui-ci, je prends conscience de ce que je vous ai dit en cent occasions – que le monde est très bien comme il est. Ce qui ne va pas, c’est notre manièr...
    La Ferme Berthe-RousseauPour vous y rendre (1), faites très attention à l'écriteau indiquant Moulin de la laine, tout de suite à droite vous traversez un petit pont de bois...
    Naissance de la musiqueLa musique n'a plus de frontières. Orphée ne chantent plus seulement pour Euridyce, il charme tous les hommes. Ceci grâce aux progrès accomplis dans l...
    «Un bon esprit doit ressembler à une broussaille plutôt qu'à un herbier.» AlainExiste-il une vie intellectuelle? Pas au sens d’occupation, de travail, d’act...
    Voici un texte essentiel sur cette vie subjective, que nous appelons souvent la vie comme qualité sur ce site.« La vie subjective d'un côté, la réalité physique...
     L’art d’imiter la natureLe biomimétismeAndrée Mathieu et Moana LebelÉditions MultiMondes, 2015Commentaire de Jacques DufresneSi vous aviez cherché biomim&...
    Pierre Bertrand, philosophe québécois prolifique est l’invité de la Compagnie des philosophes à sa rencontre du dimanche 1er février 2015. Nous profitons de l&...
     Certains articles de journaux, rares il est vrai, sont des événements qui marquent un tournant de l’histoire ou un changement de mentalité. C’est le cas de l&rsq...
    par Jacques Grand'Maison« Si le mot que tu veux ajouter n'est pas plus beau que le silence, retiens-le », disait un mystique soufiste.Présence et silence s'appellent l'un l'autre. S...
    Nous étions amis, nous avions vingt ans, nous avions lu Nietzsche, nous étions implacables. Le conférencier devant nous, sûr de posséder la vérité, plus...
    Notre dossier de la rentrée La radicalité consiste à remonter jusqu’à la racine d’un mal pour en trouver le remède, l’extrémisme (comme...
     Deathist. C’est le mot que le Ésope du transhumanisme, le suédois Nick Bostrom, utilise pour fustiger ceux qui de Socrate à Rilke ont fait de la mort une alliée...
    UN SIÈCLE DE PENSÉES CONVERGENTESC’est le climat qui est le sujet de la conférence de Paris et c’est la question de la limite qui en sera l’enjeu principal : lim...
    Pays, paysan, paysage Suite aux élections québécoises du 7 avril dernier, marquée par la défaite du Parti québécois et de son projet souverainiste...
    PENSER LA SCIENCE L’analyse du rôle joué par la science dans la société contemporainepar Ber...
    Crise économique, réchauffement climatique, événements extrêmes, pic pétrolier, pic de la plupart des métaux. Suivrons-nous le conseil de Sén&egr...
    La question du rythme que nous abordons ici est complexe et peut conduire à des excès, ce dont il faut être bien conscient. Nous nous limitons ici à une introduction dans le...
    Ne pas confondre avec signes vitaux. Quand une personne nous donne signe de vie, elle ne nous décline pas l'état de ses signes vitaux : température, pouls, respiration et pression...
    Cet article de Françcois Tremblay sur l'art naîf et sur l'oeuvre de Solange Hubert, a d'abord paru dans MAGAZINART, été/automne 2011.« Art naïf, art populaire, ar...
     Les idéologies du sportpar Gabor Csepregi               Gabor Csepregi, athlète et philosophe, est l’aut...
     Les idéologies du sportpar Gabor Csepregi               Gabor Csepregi, athlète et philosophe, est l’aut...
    Au moment oû les hommes considéraient la terre comme un lieu de passage, ils y construisaient pour l'éternité; ils l'ont transformée en terrain de camping à p...
    L’automobile est rarement un objet de réflexion, même si elle occupe dans nos vies et sur notre planète une place démesurée. Réfléchir sur une cho...

    L'emmachination

    Quel est, se demandait René Dubos, l'envers de cette extraordinaire adaptabilité qui est pour les humains un avantage indiscutable par rapport aux autres espèces? Il y a, ré...
    La toxine botulique ou botox est produite par la bactérie Clostridium botulinum laquelle est une molécule paralysante et le plus puissant poison connu à ce jour. Les ophtalmologis...
    Désincarnation. Ce mal indolore, invisible et silencieux résulte de la montée du formalisme dans une civilisation ou une personne. L’accès à la propriét...
    L'emmachination est le fait, pour un être vivant de s'assimiler à la machine. Pour ce qui est de l'être humain, elle est le contraire de l'incarnation. L'incarnation est la tendance...
    Google vient d’adhérer au transhumanisme. Faut-il s’en étonner? Son siège social est voisin de la Singularity University fondée par Ray Kurzweil.La dénat...
    Humanisé par votre portable?Par Jacques DufresneIl porte trois noms en français. Vous l’appellerez cellulaire si vous avez le sentiment qu'il vous enferme dans une cellule, mobile ...
     Les insectes dans l'Encyclopédie de l'AgoraLe point sur le déclin des insectes
     L’euthanasie et la PMA en contexte Relier pour comprendre On peut certes isoler une plante et l’étudier en laboratoire, mais on ne la connaîtra complète...
    La PMA ou la médecine sans limitesPar Jacques Dufresne Ovules importés des États-Unis par catalogue, mère porteuse sollicitée en l’absence de tout encadre...
    Dans la perspective de ce portail Homo Vivens, le chiffre et l'argent sont indissociables. Ce sont des signes dont l'importance croissante, démesurée, réduisent l'homme et ses sen...
    Stéphane StapinskyLe texte suivant, extrait d’un document intitulé  « Trois jours chez les transhumanistes » produit par l’équipe du site Pi...
    Tout le monde, ou presque, emploie maintenant les mots conscience et intelligence aussi bien à propos des ordinateurs que des humains et en tenant pour acquis qu'il s’agit des mêmes...
    On a accès à un nombre croissant de nouvelles devant lesquelles on se demande comment les évoquer, pour les critiquer, sans obtenir l\'effet contraire : qu'on en parle davantage d...
     La médicalisation est la prise en charge systèmatique de la santé des gens par des experts appartenant à la profession médicale.Ce phénomène aujo...
    De hatsu premier son et miku futur, Hatsune Miku est une chanteuse ayant toutes les caractéristiques d'une diva sauf une : la vie. Elle est un hybride composé d'une voix synthétiq...

    La robotorie

    Dans l'état actuel des choses, en janvier 2012, nous nous opposons énergiquement au déploiement d'un réseau de compteurs d'électricité ''intelligents'' au Qu&...
    En 1965, dans le cadre des Rencontres internationales de Genève, eut lieu un colloque mémorable intitulé Le robot, la bête et l'homme. Entre autres, Jacques Monod, Ernest An...
    Par analogie avec animalerie et ménagerie. L'animalerie évoque l'entière soumission de l'animal à l'homme, elle est cette antichambre du laboratoire où les animaux u...

    La nouvelle espèce

    Ce livre, paru en 1999, est l'une des premières réflexions en langue française sur cette question du posthumanisme devenue depuis un sujet majeur. Il a été éc...
    Article de l'Encyclopédie de DiderotAUTOMATE, s. m. (Méchaniq.) engin qui se meut de lui-même, ou machine qui porte en elle le principe de son mouvement.Ce mot est grec αὐτόμ...
    De nombreux scientifiques, dont plusieurs sont à l’origine de l’ordinateur et d’Internet, ont tantôt réclamé, tantôt proclamé l’av&egrav...
    Pour une vue d'ensemble de la question, nous vous invitons à consulter le dossier eugénisme de l'Encyclopédie de l'Agora.On a cru un moment, en Occident du moins, que l'eugé...
    Crise économique, réchauffement climatique, événements extrêmes, pic pétrolier, pic de l'or, pic du cuivre, pic du fer... Face à ces limites, le d&eacut...
    Les Jeux Olympiques dans l'Antiquité (Pierre de Coubertin, 1863-1937)«Il est probable que la création des Jeux Olympiques fut due aux Pisates, premiers possesseurs de la vallée de l'Alphée. Mais les O...
    Voici un texte écrit en 1995 qui éclaire de façon singulière les questions que nous soulevons dans ce portail Homovivens.« Progrès accéléré...
    Plus l'humain ressemble au robot plus il se reconnâit en lui; ce qui aide à comprendre pourquoi une comparaison entre l'homme et le robot qui aurait provoqué l'indignation de Berna...
    Nos rites funéraires sont en crise, il y a de moins en moins d’inhumation, de plus en plus de crémation, les cérémonies de funérailles, quand il y en a, ont pa...
    Nous retenons ici les deux principaux sens que le FLF donne au mot anticipation« A.− [L'anticipation concerne une action] Réalisation de cette action avant le moment attendu ou pr&e...
    Texte à venir
    Dans l’histoire des ordinateurs, le mathématicien anglais Alan Turing a joué un rôle de premier plan. On lui doit notamment la machine qui porte son nom. Il s’agit d&rs...
    Le concept de posthumanisme est encore flou. Pour le moment chacun peut lui donner le sens opposé à celui qu'il donne au mot humanisme, ce qui nous autorise à prendre notre propre...
    Selon Ray Kurzwei, avec l'avènement de l'ordinateur, l'homme se précipite vers un nouveau big bang programmé pour éclater en 2045. Il a même donné un nom &agra...
    Der Spiegel en guerre contre la Silicon ValleyLa vallée de l’avenir…de l’humanité?¿Quién manda en el mundo? Qui commande,1 qui commandera dans le monde, ...
    Les définitions qu'on trouvera plus loin dans cette page, remonte à 2008. Le mouvement transhumaniste, si c'est le mot qui convient, a progressé si rapidement que c'est cette d&ea...