• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition

    Questions ultimes par Thomas de Koninck

    Hélène Laberge
    Pour ce livre,« questions ultimes » Thomas de Koninck  a reçu le très prestigieux prix du livre del’Association canadienne de philosophie 2012-2013. Ce prix a été annoncé lors de la séance de l'allocution présidentielle du Congrès de l’ACP qui se tenait à l’université de Victoria, en Colombie-Britannique, le 3 juin 2013. L’ouvrage a été qualifié « de "petit chef-d'oeuvre de réflexion humaniste sur les grandes questions de la philosophie. »

    La page couverture tout autant que le titre du livre[1] invite à la méditation[2]. On y voit l’un de ces magnifiques dessins grecs retrouvés sur des amphores ou des assiettes. Ici, un homme est assis jambes croisées sur un banc, il porte un grand chapeau léger et appuie son menton barbu sur sa main dans une attitude de réflexion. Contemple-t-il devant lui la sphinx[3] juchée sur une colonne ionique? Il semble plutôt engagé dans un dialogue avec elle.

    C’est à ce dialogue que nous invite T. de K. Le philosophe a-t-il donc scruté toutes les énigmes de la pensée humaine? Le titre suggère éloquemment qu’il n’a pas de réponse, qu’en vrai penseur, il se sera toute sa vie posé les questions essentielles de l’existence, d’où les titres des sujets traités : La notion de la dignité humaine; Qu’est-ce que l’intelligence? La liberté de religion, la liberté de conscience et le bien commun; Réflexions sur le bonheur; Vivre la mort et Beauté oblige.

    Quelle beauté sauvera le monde? C’est à cette question que je me suis arrêtée. « Dans le roman de Dostoïevski, L’idiot, un athée appelé Hyppolite demande au prince Mychkine : Est-il vrai, prince, que vous avez dit, un jour, que la beauté sauverait le monde? Messieurs, s’écria-t-il en prenant toute la société à témoin, le prince prétend que la beauté sauvera le monde (…) quelle beauté sauvera le monde? (…) Le prince le contempla attentivement et ne répliqua point. »

    Ce mystérieux silence du prince, souligne l’auteur, rappelle celui du Christ lorsque Pilate lui demanda qu’est-ce que la vérité? Et il poursuit : Cette question d’Hyppolite ne suggère-t-elle pas que le monde ne sera pas sauvé par n’importe quelle beauté? Il doit en exister une qui peut le sauver, une autre qui peut le perdre. Dostoïevski l’affirme avec force : « La beauté seule est le but en vue duquel l’homme vit et la jeune génération périra si elle se trompe ne fût-ce que sur les formes de la beauté. »

    L’icône et l’idole

    Parmi les formes de la beauté, il y a le visage et dans le visage, le regard que révèle l’icône : « on y entrevoit les sentiments, la pensée, la vie intime. » À son opposé, la fausse beauté de l’idole « masque d’autant mieux l’invisible qu’elle se marque de plus de visibilité[4]». À nous, lecteurs, de faire les applications qui remontent à notre mémoire… Ce retour sur soi, nous y sommes constamment conviés tout au long des Questions ultimes. L’auteur les dessine d’un pinceau à la fois léger et profond, dans une fresque qui contient toutes les couleurs de la palette d’une vie consacrée à la pensée. Le style est clair, lumineux, les auteurs qu’il cite ont été triés au fil d’une longue réflexion. Ils couvrent toute l’histoire de la pensée, depuis les penseurs grecs : Platon, Plotin, Aristote, les saints : Augustin, Thomas, les philosophes des siècles récents : Hegel, Descartes, Pascal jusqu’aux contemporains, Alain, Merleau-Ponty, Minkowski, Ricœur, Steiner, Levinas, etc. et aux poètes, Rilke, Keats, Baudelaire, etc. Une inspiration commune ayant traversé, toujours vivante et pure, les constantes guerres idéologiques propres à l’expression de la pensée humaine.

    Parmi les fausses beautés, De Koninck s’arrête à celles qui abondent en musique; il nous renvoie à deux penseurs qui les dénoncent. Pascal Quignard[5] nous rappelle qu’à Auschwitz on exécuta des millions d’êtres humains au son d’une certaine musique tandis que Michael Prowse dans un article du Financial Times[6] fait état de ‘’certaines musiques qui ont fortement contribué à susciter des assassinats de jeunes, et se comparent à de la strychnine absorbée… par des éponges (allusion aux modes sociales dont Prowse dénonce le pouvoir d’absorption par les sociétés!)’’.

     

    « Pourquoi aimons-nous tant la beauté? »

    La question fondamentale est cependant la suivante. (…) Pourquoi donc malgré de nombreuses divergences de nature et de goût, tout être humain est-il attiré par le beau et s’écarte de ce qui lui semble laid? Pourquoi sommes-nous ainsi faits? (…) Pourquoi retourne-t-on sans cesse voir le même chef-d’œuvre, émerveillé chaque fois davantage, si bien que sa beauté « croît »? Pourquoi est-ce la beauté, dit Platon, qui attire le plus l’amour (erasmiôtaton)? (…) Comment comprendre ces propos d’Alain : ‘’La beauté souveraine n’existe nullement en image. Et le grand poète si connu, si familier en ses préparations, étonne toujours par le trait sublime, qui n’existe qu’un moment par la voix, et ne laisse point de sillage.  (…) le printemps ne parle jamais qu’une fois; plusieurs fois c’est toujours une fois (…) Comme la cathédrale, au tournant de la rue, étonne toujours et toujours de la même manière; ou plutôt, il n’y a point de manière, mais une chose infatigable et un sentiment neuf (…) La beauté n’est jamais connue[7].’’

    Dans L’énigme de la visibilité, (titre emprunté à Merleau-Ponty) avec cette simplicité profonde qui le caractérise, De Koninck compare les qualités de perception de la vue et celles de l’ouïe : « Dans la réflexion sur le beau au cours de l’histoire, l’insistance sur la vue et accessoirement sur l’ouïe, sera constante. On ne juge jamais belles à proprement parler, les réalités perçues par l’odorat, le toucher, le goût. «(…) nous appelons beau ou laid ce qui nous est ainsi représenté par nos sens extérieurs, principalement par celui de la vue, lequel seul est plus considéré que tous les autres[8].» L’auteur complète cette cartésienne description par un inspirant passage de Rilke : « L’œil, par qui la beauté de l’univers est révélée à notre contemplation, est d’une telle excellence que quiconque se résignerait à sa perte se priverait de connaître toutes les œuvres de la nature dont la vue fait demeurer l’âme contente dans la prison du corps[9]».

    « Le maître mot de la vision, nous dit T de K , c’est la clarté, la saisie des différences. D’un coup, l’œil embrasse un espace immense y discernant à la fois couleurs, lignes, contours, dimensions, nombres mouvements, physionomies, une multitude de choses diverses et, les rapportant les unes aux autres, les perçoit ensemble. (…) Ainsi, la splendeur de l’univers nous est bel et bien dévoilée en l’œil. » Merleau-Ponty parle de l’énigme de la visibilité. Et T. souligne cette énigme de la façon suivante : « Il y a une clarté saisissante et insaisissable, du monde visible, qui émeut l’artiste, qu’il découvre et qu’inlassablement il recrée et rend visible. Et il conclut : Le mystère du visible n’est pas moins grand que sa révélation[10]».

    Suis-je sur le point de succomber à la tentation de citer cette œuvre en elle-même sans la commenter? À mes yeux, le seul commentaire possible c’est celui-ci : signe de la qualité d’un penseur, qui est aussi un grand pédagogue, spécialiste de la philosophie grecque et de l’art du questionnement socratique, tout nous renvoie à nos propres pensées, rien ne nous est imposé, tout nous est proposé. On adhère à sa vision transcendante des choses. Sur la montagne lumineuse où il nous situe, nous voyons apparaître l’ensemble des tendances et des modes embrouillées du temps présent. Le lecteur attentif qui recherche cette clarté s’imprégnera du « mystère du visible » et des œuvres qui l’évoquent.



    [1]  Thomas de Koninck, Questions ultimes, Les Presses de l’Université d’Ottawa, 2012. Il est professeur titulaire à la Faculté de philosophie de l’Université Laval. Au moment de publier cet article, nous apprenons que ce livre a valu à son auteur le prix 2013 de l’Association canadienne de philosophie.

     

    [2] Petit rappel d’histoire grecque : Le terrible sphinx, détenteur de l’énigme suivante, tuait ceux qui n’arrivaient pas à la résoudre : « Quel être, pourvu d’une seule voix, a d’abord quatre jambes le matin, puis deux jambes le midi, et trois jambes le soir. » C’est Œdipe qui trouva la solution, il s’agissait de l’homme depuis son enfance jusqu’à sa vieillesse. Mais une fois cette énigme résolue, il donna la mort au sphinx. Prendre note que certaines historiennes ont adopté le féminin pour désigner le sphinx à tête de femme. D’où la féminisation de celle que je présente en tête de cet article.

     

    [4] Jean-Luc Marion, Dieu sans l’être, Paris, PUF, 1991, p. 215

    [5] La haine de la musique, Paris, Calmann Lévy, 1996, p. 216:

    [6] 12 juin 2003. Cet article a été commenté dans le livre suivant de Thomas de Koninck : La nouvelle ignorance et le problème de la culture, Paris, PUF, 2000.

     

    [7] Alain, Le rossignol dans Propos I, Paris, Gallimard, coll. «Bibliothèque de la Pléiade», 1956.

     

    [8] Les passions de l’âme, art. 85, p. 219.

     

    [9] Rilke, Auguste Rodin, Paris, 1928, p. 150

    [10] Questions ultimes, p. 224, 225.

     

    Date de création: 2013-06-15 | Date de modification: 2013-12-16

    Informations

    L'auteur
    Date de création:
    2013-06-15
    Dernière modification:
    2013-12-16

    Documents associés


    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homovivens en devenant membre ou en faisant un don.

     



    Flux RSS:

    Les Dossiers

    Savoir vie garder

    Le nom de Néfertiti signifie «la belle est arrivée». La racine néfer et ses dérivés décrivent les aspects positifs et moteurs de la vie, au premie...
    Voici comment en 1968, Jacques Mousseau présentait Alan Watts dans la revue Nouvelle Planète« À travers l’œuvre d’Alan Watts court la préoccupation ...
     L'homme se rapprochera-t-il de l'animal, comme plusieurs semblent le souhaiter, ou s'assimilera-t-il  complètement à la machine comme les transhumanistes l'incitent à l...
    La déshumanisation  est indolore. Nous conversons tous les jours avec des robots sans en souffrir le moins du monde. On nous annonce l’utérus artificiel pour demain, nous d&ea...
    Colloque Vivre ou fonctionner Sous-titre : L’incarnation comme remède aux maux de la planète et de l’humanitéTranshumanisme, règne de la quantit&eacut...
     Chers américains, autant vous êtes insuportables, terrifiants même quand vous vous assimilez aux robots et rêvez d’une immortalité sur disque dur, autant vo...
     Ce texte fait partie d'une série d'articles regroupés sous le titre général de Quatre articles convergeant vers la critique du narcissisme.Aux origines de la dé...
    Comment faire en sorte que nos écoles forment des êtres vivants? Comment éduquer pour la vie? En éduquant par la vie.Ce qu'a fait le fondateur du collège de la Pocati...
    Par Jean Onimus « Enthousiasme, Oh! mot aux grandes ailes, mot affolant qui fait battre le cœur à grands coups, mot qui enlève, exalte, emporte, arrache vers les é...
    Esthétique et education réflexion à partir de l’éducation esthétique de Schillerpar Chantal LapointePremière partie« L’utilité est la...
    Frédéric Back ou la vie plus forte que l’envie, par Jacques Dufresne Mort de notre ami Frédéric Back, la veille de Noël 2013, juste avant une fête semblabl...
     BACHELARD, UNE ANTHROPOLOGIE DE L’HOMME INTEGRAL  par Jean-Jacques Wunenburger *Quand les nombres et les figuresNe seront plus la clef de toute créature,Quand, par les cha...
    Joseph Weizenbaum (né à Berlin le 8 janvier 1923 et mort à Berlin le 5 mars 2008) est un informaticien germano-américain. Il fut professeur émérite d'informat...
     par Hélène Laberge « En matière d'art, l'érudition est une sorte de défaite : elle éclaire ce qui n'est point le plus délicat, elle ap...
    « L'homme, exilé sur la terre, est maintenant exilé de la terre ».G.T.En 1998, je publiais Après l'homme le cyborg? C'était un cri d'indignation accompagn&eacut...
    Quel est la responsabilité du géographe dans l’éloignement de l’homme par rapport à la terre, un éloignement créateur d’indifférence ...
    «Un jour comme celui-ci, je prends conscience de ce que je vous ai dit en cent occasions – que le monde est très bien comme il est. Ce qui ne va pas, c’est notre manièr...
    La Ferme Berthe-RousseauPour vous y rendre (1), faites très attention à l'écriteau indiquant Moulin de la laine, tout de suite à droite vous traversez un petit pont de bois...
    Naissance de la musiqueLa musique n'a plus de frontières. Orphée ne chantent plus seulement pour Euridyce, il charme tous les hommes. Ceci grâce aux progrès accomplis dans l...
    «Un bon esprit doit ressembler à une broussaille plutôt qu'à un herbier.» AlainExiste-il une vie intellectuelle? Pas au sens d’occupation, de travail, d’act...
    Voici un texte essentiel sur cette vie subjective, que nous appelons souvent la vie comme qualité sur ce site.« La vie subjective d'un côté, la réalité physique...
     L’art d’imiter la natureLe biomimétismeAndrée Mathieu et Moana LebelÉditions MultiMondes, 2015Commentaire de Jacques DufresneSi vous aviez cherché biomim&...
    Pierre Bertrand, philosophe québécois prolifique est l’invité de la Compagnie des philosophes à sa rencontre du dimanche 1er février 2015. Nous profitons de l&...
     Certains articles de journaux, rares il est vrai, sont des événements qui marquent un tournant de l’histoire ou un changement de mentalité. C’est le cas de l&rsq...
    par Jacques Grand'Maison« Si le mot que tu veux ajouter n'est pas plus beau que le silence, retiens-le », disait un mystique soufiste.Présence et silence s'appellent l'un l'autre. S...
    Nous étions amis, nous avions vingt ans, nous avions lu Nietzsche, nous étions implacables. Le conférencier devant nous, sûr de posséder la vérité, plus...
    Notre dossier de la rentrée La radicalité consiste à remonter jusqu’à la racine d’un mal pour en trouver le remède, l’extrémisme (comme...
     Deathist. C’est le mot que le Ésope du transhumanisme, le suédois Nick Bostrom, utilise pour fustiger ceux qui de Socrate à Rilke ont fait de la mort une alliée...
    UN SIÈCLE DE PENSÉES CONVERGENTESC’est le climat qui est le sujet de la conférence de Paris et c’est la question de la limite qui en sera l’enjeu principal : lim...
    Pays, paysan, paysage Suite aux élections québécoises du 7 avril dernier, marquée par la défaite du Parti québécois et de son projet souverainiste...
    PENSER LA SCIENCE L’analyse du rôle joué par la science dans la société contemporainepar Ber...
    Crise économique, réchauffement climatique, événements extrêmes, pic pétrolier, pic de la plupart des métaux. Suivrons-nous le conseil de Sén&egr...
    La question du rythme que nous abordons ici est complexe et peut conduire à des excès, ce dont il faut être bien conscient. Nous nous limitons ici à une introduction dans le...
    Ne pas confondre avec signes vitaux. Quand une personne nous donne signe de vie, elle ne nous décline pas l'état de ses signes vitaux : température, pouls, respiration et pression...
    Cet article de Françcois Tremblay sur l'art naîf et sur l'oeuvre de Solange Hubert, a d'abord paru dans MAGAZINART, été/automne 2011.« Art naïf, art populaire, ar...
     Les idéologies du sportpar Gabor Csepregi               Gabor Csepregi, athlète et philosophe, est l’aut...
     Les idéologies du sportpar Gabor Csepregi               Gabor Csepregi, athlète et philosophe, est l’aut...
    Au moment oû les hommes considéraient la terre comme un lieu de passage, ils y construisaient pour l'éternité; ils l'ont transformée en terrain de camping à p...
    L’automobile est rarement un objet de réflexion, même si elle occupe dans nos vies et sur notre planète une place démesurée. Réfléchir sur une cho...

    L'emmachination

    Quel est, se demandait René Dubos, l'envers de cette extraordinaire adaptabilité qui est pour les humains un avantage indiscutable par rapport aux autres espèces? Il y a, ré...
    La toxine botulique ou botox est produite par la bactérie Clostridium botulinum laquelle est une molécule paralysante et le plus puissant poison connu à ce jour. Les ophtalmologis...
    Désincarnation. Ce mal indolore, invisible et silencieux résulte de la montée du formalisme dans une civilisation ou une personne. L’accès à la propriét...
    L'emmachination est le fait, pour un être vivant de s'assimiler à la machine. Pour ce qui est de l'être humain, elle est le contraire de l'incarnation. L'incarnation est la tendance...
    Google vient d’adhérer au transhumanisme. Faut-il s’en étonner? Son siège social est voisin de la Singularity University fondée par Ray Kurzweil.La dénat...
    Humanisé par votre portable?Par Jacques DufresneIl porte trois noms en français. Vous l’appellerez cellulaire si vous avez le sentiment qu'il vous enferme dans une cellule, mobile ...
     Les insectes dans l'Encyclopédie de l'AgoraLe point sur le déclin des insectes
     L’euthanasie et la PMA en contexte Relier pour comprendre On peut certes isoler une plante et l’étudier en laboratoire, mais on ne la connaîtra complète...
    La PMA ou la médecine sans limitesPar Jacques Dufresne Ovules importés des États-Unis par catalogue, mère porteuse sollicitée en l’absence de tout encadre...
    Dans la perspective de ce portail Homo Vivens, le chiffre et l'argent sont indissociables. Ce sont des signes dont l'importance croissante, démesurée, réduisent l'homme et ses sen...
    Stéphane StapinskyLe texte suivant, extrait d’un document intitulé  « Trois jours chez les transhumanistes » produit par l’équipe du site Pi...
    Tout le monde, ou presque, emploie maintenant les mots conscience et intelligence aussi bien à propos des ordinateurs que des humains et en tenant pour acquis qu'il s’agit des mêmes...
    On a accès à un nombre croissant de nouvelles devant lesquelles on se demande comment les évoquer, pour les critiquer, sans obtenir l\'effet contraire : qu'on en parle davantage d...
     La médicalisation est la prise en charge systèmatique de la santé des gens par des experts appartenant à la profession médicale.Ce phénomène aujo...
    De hatsu premier son et miku futur, Hatsune Miku est une chanteuse ayant toutes les caractéristiques d'une diva sauf une : la vie. Elle est un hybride composé d'une voix synthétiq...

    La robotorie

    Dans l'état actuel des choses, en janvier 2012, nous nous opposons énergiquement au déploiement d'un réseau de compteurs d'électricité ''intelligents'' au Qu&...
    En 1965, dans le cadre des Rencontres internationales de Genève, eut lieu un colloque mémorable intitulé Le robot, la bête et l'homme. Entre autres, Jacques Monod, Ernest An...
    Par analogie avec animalerie et ménagerie. L'animalerie évoque l'entière soumission de l'animal à l'homme, elle est cette antichambre du laboratoire où les animaux u...

    La nouvelle espèce

    Ce livre, paru en 1999, est l'une des premières réflexions en langue française sur cette question du posthumanisme devenue depuis un sujet majeur. Il a été éc...
    Article de l'Encyclopédie de DiderotAUTOMATE, s. m. (Méchaniq.) engin qui se meut de lui-même, ou machine qui porte en elle le principe de son mouvement.Ce mot est grec αὐτόμ...
    De nombreux scientifiques, dont plusieurs sont à l’origine de l’ordinateur et d’Internet, ont tantôt réclamé, tantôt proclamé l’av&egrav...
    Pour une vue d'ensemble de la question, nous vous invitons à consulter le dossier eugénisme de l'Encyclopédie de l'Agora.On a cru un moment, en Occident du moins, que l'eugé...
    Crise économique, réchauffement climatique, événements extrêmes, pic pétrolier, pic de l'or, pic du cuivre, pic du fer... Face à ces limites, le d&eacut...
    L’IA (intelligence artificielle) et le transhumanisme forme un couple solide. On imagine mal un transhumaniste qui ne serait pas aussi un inconditionnel de l’IA; quant aux spécialis...
    Les Jeux Olympiques dans l'Antiquité (Pierre de Coubertin, 1863-1937)«Il est probable que la création des Jeux Olympiques fut due aux Pisates, premiers possesseurs de la vallée de l'Alphée. Mais les O...
    Voici un texte écrit en 1995 qui éclaire de façon singulière les questions que nous soulevons dans ce portail Homovivens.« Progrès accéléré...
    Plus l'humain ressemble au robot plus il se reconnâit en lui; ce qui aide à comprendre pourquoi une comparaison entre l'homme et le robot qui aurait provoqué l'indignation de Berna...
    Nos rites funéraires sont en crise, il y a de moins en moins d’inhumation, de plus en plus de crémation, les cérémonies de funérailles, quand il y en a, ont pa...
    Nous retenons ici les deux principaux sens que le FLF donne au mot anticipation« A.− [L'anticipation concerne une action] Réalisation de cette action avant le moment attendu ou pr&e...
    Texte à venir
    Dans l’histoire des ordinateurs, le mathématicien anglais Alan Turing a joué un rôle de premier plan. On lui doit notamment la machine qui porte son nom. Il s’agit d&rs...
    Le concept de posthumanisme est encore flou. Pour le moment chacun peut lui donner le sens opposé à celui qu'il donne au mot humanisme, ce qui nous autorise à prendre notre propre...
    Selon Ray Kurzwei, avec l'avènement de l'ordinateur, l'homme se précipite vers un nouveau big bang programmé pour éclater en 2045. Il a même donné un nom &agra...
    Der Spiegel en guerre contre la Silicon ValleyLa vallée de l’avenir…de l’humanité?¿Quién manda en el mundo? Qui commande,1 qui commandera dans le monde, ...
    Les définitions qu'on trouvera plus loin dans cette page, remonte à 2008. Le mouvement transhumaniste, si c'est le mot qui convient, a progressé si rapidement que c'est cette d&ea...