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    Jacques Dufresne

    MURRAY BOOKCHIN (1921-2006)

    Parmi les conditions de la réussite de la conférence de Paris, ( du 30 nov. 2015 au 11 déc. 2015) il y a la connaissance des auteurs qui, depuis un siècle, ont sonné l’alarme à propos de divers aspects de la crise que traverse l'humanité. Nous avons regroupé ces pionniers en trois catégories: critique du progrès, écologie, pensée systémique.

    PROJET 50 PIONNIERS : ENC. LAUDATO SI', CONFÉRENCE DE PARIS
    SECTIONS : CRITIQUE DU PROGRÈS, ÉCOLOGIE, PENSÉE SYSTÉMIQUE

    MURRAY BOOKCHIN (1885-1990), ÉCOLOGIE



    Fondateur de l’Institut d’écologie sociale du Vermont,  Murray Bookchin est né au sein d’une famille russe de New York. Il fut ouvrier dans une fonderie, puis dans l'industrie automobile, avant de devenir enseignant et philosophe. Érudit, excellent orateur et débatteur remarquable, il fut une figure de proue de l’anarchisme, de la Nouvelle Gauche et de l’écologie aux États-Unis. Sa pensée radicale et originale continue d’influencer les mouvements sociaux contemporains. Les Éditions Écosociété doivent leur nom à son concept « d’écologie sociale » On peut dire qu’il est à l’écologie sociale ce que Arne Naess est à l’écologie profonde

    À une exception près, les citations présentées ici sont tirées du texte d’une conférence que Murray Bookchin prononça à Trois-Rivières (Québec) en 1978, à l’occasion d’un colloque sur le pouvoir local et régional organisé par la revue Critère. Ce texte, qui donne une excellent vue d’ensemble de l’œuvre de Murray Bookchin, a paru en 1979, dans le numéro 24 de la revue Revue Critère, p.89

    Énergie spirituelle


    «Lorsque nous parlons de conservation d'énergie, notre premier souci devrait être la conservation de l'énergie spirituelle, celle qui permet aux personnes de se développer pleinement, qui laisse libre cours à leurs potentialités et les encourage à persévérer; cela, à quelque niveau que ce soit et dans toutes les sphères d'expérience. Il s'agit, en somme, du contrôle de chacun sur sa vie de tous les jours.

    Je n'ai aucune envie de conserver l'énergie physique aux dépens de l'énergie spirituelle. Si, pour conserver l'énergie, je dois toujours porter les mêmes habits, décorés ou non, toujours manger la même nourriture, vivre de la même façon que tout le monde - et il faut bien comprendre que l'obsession contemporaine de l'homogénéité, de l'uniformité et de la dépersonnalisation n'est que l'autre visage de l'efficacité et de la conservation de l'énergie - si je dois vivre d'une façon parfaitement déshumanisée, je préfère ne pas vivre du tout dans une telle société.
    Notre société, aujourd'hui, n'arrête pas de nous proposer le mythe ou plutôt le cauchemar d'une société efficace, conservatrice d'énergie, planifiée, rationalisée, totalitaire, le tout au nom de la futurologie. C'est, ni plus ni moins, s'emparer du futur pour l'abolir. Il n'y a pas de futur lorsque le futur ne diffère du présent que par la quantité.

    Toute cette emphase que l'on met aujourd'hui sur «small is beautiful» me fait très peur. C'est ce genre d'attitude qui permet à la corporation ITT, gigantesque et monstrueuse multinationale qui contrôle presque la moitié du globe, de nous équiper de «petits» récepteurs, de «petits» téléphones. Il permet également au système américain des télécommunications de nous livrer de «petits» téléviseurs et de nous injecter les mêmes poisons à plus «petites» doses.»

    Écologisme

    «Je ne me considère pas comme un «environnementaliste», que cela soit très clair, mais comme un écologiste. Il importe d'établir une distinction très nette entre «environnementalisme» et «écologisme». Les sciences de l’environnement sont des sciences d'engineering. Le grand projet des «ingénieurs», c'est de transformer la nature en harmonieuse machine, admirablement montée, parfaitement aérodynamisée, aussi efficace qu'élégante, que nous pouvons contrôler et dominer de la même façon que nous dominons et contrôlons une automobile - tout en espérant, bien sûr, que cette machine n'aura aucun effet secondaire néfaste sur nos vies. Ah, si seulement les arbres poussaient avec régularité, si seulement nous pouvions faire disparaître de l'environnement les facteurs cancérigènes, alors il serait possible de vivre avec la nature et de la contrôler de la bonne façon (appropriately).

    L'écologie est surtout et avant tout une certaine «vision du monde», une sensibilité particulière, et non pas simplement une science. C'est un art qui nous apprend à vivre-avec, à vivre en symbiose, et non pas à manipuler; qui nous apprend à nous ajuster et à nous adapter, et non pas à contrôler; qui nous apprend à promouvoir la vie et non pas la mort, à voir ce qui nous entoure comme des organismes et non pas comme des machines.

    L'écologie ne s'intéresse pas à la domination, mais se préoccupe de vivre en harmonie avec la nature parce que nous pouvons vivre en harmonie l'un avec l'autre. C'est là l'essence de l'écologie. Si nous adoptons des rapports hiérarchiques les uns avec les autres, la nature devient à son tour elle aussi un objet que l'on peut dominer, contrôler. Notre attitude envers la nature dépend du genre de rapports que nous entretenons entre nous. Il n'y aura pas de solution au problème écologique tant que nous n'aurons pas fait disparaître la domination des humains entre eux, et conséquemment la domination de l'humanité sur la nature.»

    Écologie profonde


    «Jusqu’en 1987, Bookchin considérait qu’il n’avait aucune raison d’avoir de l’hostilité envers un quelconque penseur ou militant important de l’écologie profonde. C’est Dave Foreman, un des membres fondateurs du groupe Earth First !, qui s’attire les foudres de Bookchin. Foreman, parlant pour lui-même, avait tenu en 1986 des propos jugés inacceptables sur la famine en Ethiopie : « Quand je dis aux gens que la pire chose était de donner de l’aide à l’Ethiopie, de laisser simplement les gens là-bas mourir de faim, ils pensent que c’est monstrueux. Mais l’alternative, c’est d’aller sauver ces enfants à demi-morts qui ne vivront jamais une vie entière… » Notons que ces propos ne peuvent être attribués à la deep ecology. En 1987, Bookchin publie un article : « Social Ecology versus Deep Ecology, a Challenge for the Green Movement ». Le ton dur et méprisant de l’article n’a pas manqué de provoquer de fortes tensions. Ce qui devait être une simple confrontation des points de vue s’est transformé en querelle. En 1995, dans Re-enchanting Humanity, Bookchin pense dorénavant que le renforcement de l’extra-humain, par la spiritualité et l’attrait de la nature sauvage, a engendré en contre-partie une critique de l’espèce humaine, vue comme destructrice et dénoncée comme responsable de la crise écologique. Notons pourtant que Arne Naess n’a pas manqué de préciser qu’il n’existait pas de lien direct entre le corpus de base de l’écologie profonde et le mysticisme écologique. Néanmoins le débat reste réel à propos du biocentrisme et de la question démographique.» Vincent Gerber, Réseau Biosphère

    Technologie libertaire


    Je n'aime pas la «technologie appropriée» (appropriate technology), j'aime la technologie qui libère ou la technologie libertaire. Expliquons-nous. La nature est vivante et nous faisons partie de la nature. L'important pour nous, ce n'est pas de contrôler la nature, mais de nous y intégrer, de devenir une entité à l'intérieur de la nature, qui fasse preuve d'une prise de conscience de cette même nature, qui la comprenne, qui y incorpore du rationnel et du mental. La nature n'est pas une machine, de la même façon que les personnes ne sont pas des machines.
    Si nous concevons la nature comme une machine qu'il nous est donné de contrôler et de dominer, alors nous en arrivons à concevoir les personnes aussi comme des machines susceptibles de contrôle et de domination. Je ne suis pas du tout d'accord avec le point de vue environnementaliste qui nous recommande de nettoyer la nature et d'«arranger» la nature de façon à pouvoir la dominer, de la même façon que les hommes dominent les femmes, que les vieux dominent les jeunes, que les êtres humains dominent les êtres humains.

    Régionalisme


    Le vrai régionalisme ne doit pas mener à la centralisation, mais plutôt à la décentralisation, et doit rejoindre la communauté elle-même, base du «voisinage». Et si nous n'arrivons pas -à trouver au niveau du voisinage les fondements qui nous permettraient de coordonner les personnes et de former une société vraiment libertaire, non hiérarchique et démocratique, alors tous nos efforts seront vains. Le mot «régionalisme» ne sera plus qu'un synonyme de «fascisme», rien d'autre. Il ne faut jamais oublier cela.

    Les villes de Montréal, de Trois-Rivières et de Québec doivent contrôler elles-mêmes leur propre destinée. Il en est ainsi également de leurs quartiers respectifs. Le quartier St-Jacques à Montréal, les différents quartiers de Trois-Rivières ou de Québec doivent, eux aussi, pouvoir décider de leur sort. Les quartiers doivent posséder ce pouvoir fondamental d'autodétermination sans lequel on ne saurait les grouper ensemble pour former une région.

    À l'échelle humaine


    Quand je parle de décentralisation, je ne parle pas d'efficacité. L'efficacité viendra plus tard. Ce qui me préoccupe d'abord, c'est l'échelle humaine, l'aptitude des humains à comprendre les conditions de leur vie pour mieux parvenir à les organiser. La finalité de la décentralisation n'est pas «small is beautiful», mais «human is beautiful». Je ne m'intéresse pas à la «technologie appropriée», parce que l'Atomic Energy Commission des États-Unis, qui se cache maintenant sous le nom de Department of Energy, pense que ce qui lui est approprié, ce sont les centrales nucléaires.


    Il nous faut retrouver un nouveau sens de la compétence chez l'individu, non seulement en retournant à la communauté pour retrouver l'autodétermination et l'activité personnelle, mais également au «soi», à l'ego individuel, pour retrouver la foi en sa capacité de gérer la société. Que peut bien signifier l'autodétermination s'il n'y a pas de soi ou de moi qui puisse l'exercer? Que peut bien signifier l'activité personnelle s'il n'y a pas de soi, de personnalité, de structure de caractère, d'ego pour exercer le droit de prendre activement part aux décisions qui vont affecter la société et la transformer? Tout cela n'a pas de sens s'il n'y a pas d'individu à la base.

    Citoyenneté


    Un régionalisme écologique doit commencer par une redécouverte de la citoyenneté. Mais nous n'avons aucune idée de ce que signifie la citoyenneté aujourd'hui. Au mieux, vous êtes un citoyen si vous votez et payez des impôts. Sinon, taisez-vous. Si vous parlez, vous êtes un agitateur, un terroriste, ou, qui sait, un membre des Brigades rouges. Payez vos impôts et votez. À part cela, vous pouvez conduire votre auto et vous tuer sur une autoroute (à 120 km/h au Canada et 90 km/h aux États-Unis). Aller travailler, manier de fantastiques machines, bâtir des aciéries, des centrales nucléaires, tout ça, c'est très bien. Si vous n'êtes pas d'accord, taisez-vous, payez vos impôts et votez pour les candidats qu'on aura choisis pour vous.

    Si Aristophane ou Périclès se réveillaient aujourd'hui pour observer notre société et la comparer à la société athénienne d'il y a 2500 ans, eh bien, malgré les horreurs de leur temps, ils ne pourraient que s'écrier: «Quoi! vous appelez ça de la citoyenneté? N'être même pas capable de parler, de discuter, de décider dans une situation concrète où les interlocuteurs sont face à face, n'être même pas capable d'exercer les droits que vous confiez à vos représentants élus ... c'est de la barbarie.» Et ils auraient raison, c'est de la barba

    Date de création: 2015-11-08 | Date de modification: 2015-11-23
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    Date de création:
    2015-11-08
    Dernière modification:
    2015-11-23
    Extrait
    L'écologie ne s'intéresse pas à la domination, mais se préoccupe de vivre en harmonie avec la nature parce que nous pouvons vivre en harmonie l'un avec l'autre. C'est là l'essence de l'écologie. Si nous adoptons des rapports hiérarchiques les uns avec les autres, la nature devient à son tour elle aussi un objet que l'on peut dominer, contrôler. Notre attitude envers la nature dépend du genre de rapports que nous entretenons entre nous. Il n'y aura pas de solution au problème écologique tant que nous n'aurons pas fait disparaître la domination des humains entre eux, et conséquemment la domination de l'humanité sur la nature.»

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