• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition

    Hommes et animaux: la révolution de la créche

    Jacques Dufresne

    Tu veux connaître le sens de la vie, interroge les bêtes! Ask the beasts. C’est le titre d’un traité mixte de biologie et de théologie, darwinien et chrétien, qu’on vient de publier à Londres. Il en sera question dans la seconde partie de cet article. Une encyclique sur l’écologie doit paraître bientôt. On le sent à mille autres indices, mille démonstrations nous en font voir la nécessité : il nous faut, dans l’Occident chrétien, redresser notre rapport avec la nature et avec les animaux en particulier. Noël est le moment parfait pour aborder cette question, à cause du silence de cette nuit sacrée, à cause aussi de la crèche de saint François qui indique l’esprit dans lequel le redressement doit s’opérer.

    Silence. Ne trouvez-vous pas que les hommes font beaucoup de bruit, de plus en plus de bruit et que ce tintamarre (grand bruit dépourvu d’harmonie) devient gênant par comparaison avec le silence dans lequel vivent et meurent les animaux, à l’exception de quelques singes hurleurs. Qu’ont-ils donc de si important à se dire les uns aux autres ces sapiens? Partout où ils passent dans la nature sauvage, sur les eaux comme dans les forêts, ils font fuir les autres vivants, terrifiés par le pressentiment de la mort qui les attend au contact du roi de la création. Écoutez les radios : le dynamisme forcé et bavard y est la règle. Les oiseaux chantent à la saison des amours. Est-ce donc parce que l’amour n’attend pas chez eux la saison que les humains chantent et diffusent leurs chansons en tout lieu et en tout temps? Quel amoureux d’une bête n’a pas été attendri à la pensée que les mots d’amour de cet être vivant et vibrant venaient se briser contre le mur du silence comme un oiseau aveuglé contre la vitre d’une fenêtre? Qui n’a pas été touché à la pensée que cet élan brisé, éclaté vers la parole s’exprimait en mille signes d’affection, souvent incompris?

    Certes, il ne suffira pas que les sapiens se réinitient au silence créateur pour mettre fin à leur prédation. Cela pourrait toutefois être le prélude à une contemplation conduisant à une étude désintéressée des animaux et des systèmes vivants. Désintéressée, car jusqu’à ce jour les études ont été si intéressées qu’elles ont conduit à l’élevage industriel et au règne du crime organisé sur les éléphants et les rhinocéro.
    La connaissance de la vie est elle-même vivante et source de joie, d’une joie qui devrait se suffire à elle-même. Tant mieux si cette fleur est un remède en plus d’être un parfum, mais si le but des sciences de la vie est d’enrichir la pharmacopée, nous continuerons de régresser dans nos rapports avec le milieu vivant car la plupart des merveilles qu’il contient ne comportent pas d’avantages immédiats et manifestes pour nous.
    Le plancton est précieux. On sait depuis peu que les baleines en favorisent la croissance. Comment? En attendant d’être à la surface de la mer pour achever la digestion commencée dans les profondeurs là où la pression interdit les évacuations. Bel exemple de ce qu’il nous reste à découvrir de la vie pour mieux nous harmoniser à elle. Après le réchauffement climatique, l’effondrement de la population de baleines serait l’une des causes de la raréfaction du plancton.

    Le silence est le portique du sacré. Il pourrait aussi contribuer à redresser en direction du sacré ce rapport des hommes avec la nature qui s’est dégradé suite à une interprétation utilitariste et démesurément anthropocentrique du récit de la genèse :

    «Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme.
    Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.»

    La crèche ou le monde à l’endroit

    Le redressement, c’est saint François qui l’a inauguré, par sa poésie, écrite et vécue, mais encore davantage peut-être par cette crèche de Noël, au centre de laquelle l’homme Dieu réduit à la fragilité du nouveau-né est réchauffé et protégé par le bœuf et l’âne….

    C’est le monde à l’endroit. Il est à l’envers quand l’homme prédateur, avec la complicité d’un Dieu qu’il a imaginé à sa ressemblance, sème la terreur dans la nature. Et voici la règle d’or pour achever ce redressement : exploiter la nature, certes, mais avec mesure, la regarder de haut et dans son ensemble pour la protéger, certes, mais à une époque où le premier danger pour l’humain est la dévitalisation, l’emmachination, il faut aller vers la nature humblement, fraternellement avec l’espoir d’y trouver une source de vie, sur tous les plans : matériel, spirituel, symbolique. Ce chat coûte cher par rapport à son homologue japonais robotisé, mais il n’est pas un luxe. Il correspond à un besoin. Parce qu’il est vivant, unique, différent de tous les chats passés, présents et à venir, je peux l’aimer, il peut m’aimer. Nos vies s’enrichissent l’une l’autre, comme si elles se souvenaient du paradis terrestre. Entre ce paradis perdu et le paradis peuplé de robots qu’on nous propose, il existe un juste milieu auquel il faut tenir à tout prix. Je vois tous les jours des cerfs, souvent depuis la fenêtre de mon bureau. L’indicible légèreté, la grâce rythmée avec laquelle ils bondissent dans la neige n’est pas seulement un beau spectacle, c’est une nourriture dont notre imaginaire a besoin. Qui n’aimerait pas écrire, danser et chanter comme un cerf court? Je ne vois jamais courir un cerf sans penser à Mozart. C’est ainsi qu’il faut interpréter cette pensée du psychiatre Henri F. Ellenberger : «chaque fois qu’une espèce sauvage disparaît, le bestiaire intérieur de l’humanité s’appauvrit.» Si le pôle vital ne nous attire pas ainsi, qu’est-ce qui nous permettra de résister à l’attraction, de plus en plus forte, du pôle machine?

    ***

    Ask the beasts

    Ce livre est un imposant dialogue entre la science et la théologie. On aurait pu l’intituler le dialogue de Darwin et de François; par crainte de trop personnaliser le débat, on lui a donné un titre tiré du livre de Job : Ask the beasts . Job, frappé à la fois par la pire des pauvretés et par la pire des maladies, écoute un prétendu sage disserter sur le sens de la vie. Il prend alors la parole et s’adresse à lui en ces termes :

    «Mais, de grâce, interroge les bêtes, et elles t'instruiront, les oiseaux du ciel, et ils te l'apprendront;
    ou bien parle à la terre, et elle t'enseignera; les poissons même de la mer te le raconteront.
    Qui ne sait, parmi tous ces êtres, que la main de Yahvé a fait ces choses,
    qu'il tient dans sa main l'âme de tout ce qui vit, et le souffle de tous les humains?


    Interroge les bêtes! C’est l’invitation que l’Église se lance à elle-même à travers l’auteure du livre d’Elizabeth A. Johnson , à travers aussi le pape François, cité dans le livre, ce pape qui s’est plu à dire à dire à un enfant que son chien irait au ciel. Jamais ces bêtes n’avaient parlé aussi fort ni aussi distinctement qu’à travers Charles Darwin. Les colonnes du temple biblique en ont été ébranlées. Suit dans le livre une vie de Darwin et une histoire de la théorie de l’évolution racontée avec le plus grand respect. L’image du maître qui s’en dégage ressemble à celle qu’avait perçue Lewis Mumford :

    «Dans toute sa pensée, Darwin était là en personne : non seulement comme intellect abstrait, mais comme être humain sensible, sympathisant. Non seulement Darwin étudiait objectivement les organismes : il aimait les créatures vivantes avec presque autant de chaleur que saint François, allant jusqu'à s'affliger du dressage cruel des chiens savants et s'opposant avec vigueur à la pratique courante de la vivisection. Dans son alliance avec toutes les formes de la vie, Darwin était dans la noble lignée d'une succession de naturalistes similaires, allant de Gilbert White et de Linné à Humbold et Audubon ». (source)

     

    La parole est ensuite donnée aux théologiens, à charge pour eux de trouver dans la tradition les fondements d’une vision de la création et de la présence de Dieu dans la nature qui accordent une juste place à chaque créature et aux systèmes vivants qui les relient.


    Au cours des dernières décennies, la science elle-même a fait un pas en direction du message évangélique d’amour : la coopération apparaît désormais comme un facteur de l’évolution aussi important que la compétition. Même si la différence entre les deux points de vue est scrupuleusement maintenue dans le livre d’Élisabeth A. Johnson, l’idée de coopération, accréditée de part et d’autre, fonde l’espoir d’une convergence entre les églises chrétiennes et les mouvements écologiques s’appuyant, soit exclusivement sur la science, soit sur une écologie profonde plus proche d’un panthéisme païen que de la pensée chrétienne.

    Le dernier chapitre, intitulé «Communauté de création», nous rappelle entre autres exemples d’interdépendance que si les arbres pourraient survivre en l’absence d’hommes, les hommes eux ne survivraient pas à la disparition des arbres. Il se termine par cet appel à la vocation écologique.

    «Une humanité florissante sur une planète saine, riche en espèces dans un univers en évolution, formant un ensemble rempli de la gloire de Dieu. Telle est la vision qui doit nous guider, en pratique et en théorie, en ce moment critique de la détresse de la Terre. L’ignorance de cette vision confine les croyants et leurs églises à la marge de l’histoire quand dans le monde réel se joue une terrible tragédie de vie et de mort; tandis que l’engagement, avec le soutien de l’Esprit, dans la vocation écologique, nous lance dans une grande aventure de l’esprit et du cœur consistant à enrichir le répertoire de l’amour. La bête ne nous demande rien de moins»1

    Il s’agit de toute évidence d’un livre qui arrive à point dans le dialogue entre science et religion, dans l’autocritique de l’Église en matière d’écologie, et dans l’effort de concertation que doivent faire les humains pour protéger leur habitat. S’agit-il du grand livre qui marquera pour longtemps la pensée de l’Église? Il comporte bien des lacunes. Non seulement la question de la croissance n’y est pas posée, mais les allusions à une prospérité florissante donnent plutôt à entendre qu’elle va de soi aux yeux de l’auteur; et c’est en vain qu’on cherche dans ce livre une critique radicale de ce progrès technique qui, de toute évidence, est responsable d’une partie des maux évoqués.


    Notes
    1- Elizabeth A. Johnson, Ask the Beasts, Bloomsbury Publishing, Londres 2014, p.286

    Date de création: 2014-12-25 | Date de modification: 2014-12-25

    Informations

    L'auteur
    Date de création:
    2014-12-25
    Dernière modification:
    2014-12-25

    Documents associés


    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homovivens en devenant membre ou en faisant un don.

     



    Flux RSS:

    Les Dossiers

    Savoir vie garder

    Le nom de Néfertiti signifie «la belle est arrivée». La racine néfer et ses dérivés décrivent les aspects positifs et moteurs de la vie, au premie...
    Voici comment en 1968, Jacques Mousseau présentait Alan Watts dans la revue Nouvelle Planète« À travers l’œuvre d’Alan Watts court la préoccupation ...
     L'homme se rapprochera-t-il de l'animal, comme plusieurs semblent le souhaiter, ou s'assimilera-t-il  complètement à la machine comme les transhumanistes l'incitent à l...
    La déshumanisation  est indolore. Nous conversons tous les jours avec des robots sans en souffrir le moins du monde. On nous annonce l’utérus artificiel pour demain, nous d&ea...
    Colloque Vivre ou fonctionner Sous-titre : L’incarnation comme remède aux maux de la planète et de l’humanitéTranshumanisme, règne de la quantit&eacut...
     Chers américains, autant vous êtes insuportables, terrifiants même quand vous vous assimilez aux robots et rêvez d’une immortalité sur disque dur, autant vo...
     Ce texte fait partie d'une série d'articles regroupés sous le titre général de Quatre articles convergeant vers la critique du narcissisme.Aux origines de la dé...
    Comment faire en sorte que nos écoles forment des êtres vivants? Comment éduquer pour la vie? En éduquant par la vie.Ce qu'a fait le fondateur du collège de la Pocati...
    Par Jean Onimus « Enthousiasme, Oh! mot aux grandes ailes, mot affolant qui fait battre le cœur à grands coups, mot qui enlève, exalte, emporte, arrache vers les é...
    Esthétique et education réflexion à partir de l’éducation esthétique de Schillerpar Chantal LapointePremière partie« L’utilité est la...
    Frédéric Back ou la vie plus forte que l’envie, par Jacques Dufresne Mort de notre ami Frédéric Back, la veille de Noël 2013, juste avant une fête semblabl...
     BACHELARD, UNE ANTHROPOLOGIE DE L’HOMME INTEGRAL  par Jean-Jacques Wunenburger *Quand les nombres et les figuresNe seront plus la clef de toute créature,Quand, par les cha...
    Joseph Weizenbaum (né à Berlin le 8 janvier 1923 et mort à Berlin le 5 mars 2008) est un informaticien germano-américain. Il fut professeur émérite d'informat...
     par Hélène Laberge « En matière d'art, l'érudition est une sorte de défaite : elle éclaire ce qui n'est point le plus délicat, elle ap...
    « L'homme, exilé sur la terre, est maintenant exilé de la terre ».G.T.En 1998, je publiais Après l'homme le cyborg? C'était un cri d'indignation accompagn&eacut...
    Quel est la responsabilité du géographe dans l’éloignement de l’homme par rapport à la terre, un éloignement créateur d’indifférence ...
    «Un jour comme celui-ci, je prends conscience de ce que je vous ai dit en cent occasions – que le monde est très bien comme il est. Ce qui ne va pas, c’est notre manièr...
    La Ferme Berthe-RousseauPour vous y rendre (1), faites très attention à l'écriteau indiquant Moulin de la laine, tout de suite à droite vous traversez un petit pont de bois...
    Naissance de la musiqueLa musique n'a plus de frontières. Orphée ne chantent plus seulement pour Euridyce, il charme tous les hommes. Ceci grâce aux progrès accomplis dans l...
    «Un bon esprit doit ressembler à une broussaille plutôt qu'à un herbier.» AlainExiste-il une vie intellectuelle? Pas au sens d’occupation, de travail, d’act...
    Voici un texte essentiel sur cette vie subjective, que nous appelons souvent la vie comme qualité sur ce site.« La vie subjective d'un côté, la réalité physique...
     L’art d’imiter la natureLe biomimétismeAndrée Mathieu et Moana LebelÉditions MultiMondes, 2015Commentaire de Jacques DufresneSi vous aviez cherché biomim&...
    Pierre Bertrand, philosophe québécois prolifique est l’invité de la Compagnie des philosophes à sa rencontre du dimanche 1er février 2015. Nous profitons de l&...
     Certains articles de journaux, rares il est vrai, sont des événements qui marquent un tournant de l’histoire ou un changement de mentalité. C’est le cas de l&rsq...
    par Jacques Grand'Maison« Si le mot que tu veux ajouter n'est pas plus beau que le silence, retiens-le », disait un mystique soufiste.Présence et silence s'appellent l'un l'autre. S...
    Nous étions amis, nous avions vingt ans, nous avions lu Nietzsche, nous étions implacables. Le conférencier devant nous, sûr de posséder la vérité, plus...
    Notre dossier de la rentrée La radicalité consiste à remonter jusqu’à la racine d’un mal pour en trouver le remède, l’extrémisme (comme...
     Deathist. C’est le mot que le Ésope du transhumanisme, le suédois Nick Bostrom, utilise pour fustiger ceux qui de Socrate à Rilke ont fait de la mort une alliée...
    UN SIÈCLE DE PENSÉES CONVERGENTESC’est le climat qui est le sujet de la conférence de Paris et c’est la question de la limite qui en sera l’enjeu principal : lim...
    Pays, paysan, paysage Suite aux élections québécoises du 7 avril dernier, marquée par la défaite du Parti québécois et de son projet souverainiste...
    PENSER LA SCIENCE L’analyse du rôle joué par la science dans la société contemporainepar Ber...
    Crise économique, réchauffement climatique, événements extrêmes, pic pétrolier, pic de la plupart des métaux. Suivrons-nous le conseil de Sén&egr...
    La question du rythme que nous abordons ici est complexe et peut conduire à des excès, ce dont il faut être bien conscient. Nous nous limitons ici à une introduction dans le...
    Ne pas confondre avec signes vitaux. Quand une personne nous donne signe de vie, elle ne nous décline pas l'état de ses signes vitaux : température, pouls, respiration et pression...
    Cet article de Françcois Tremblay sur l'art naîf et sur l'oeuvre de Solange Hubert, a d'abord paru dans MAGAZINART, été/automne 2011.« Art naïf, art populaire, ar...
     Les idéologies du sportpar Gabor Csepregi               Gabor Csepregi, athlète et philosophe, est l’aut...
     Les idéologies du sportpar Gabor Csepregi               Gabor Csepregi, athlète et philosophe, est l’aut...
    Au moment oû les hommes considéraient la terre comme un lieu de passage, ils y construisaient pour l'éternité; ils l'ont transformée en terrain de camping à p...
    L’automobile est rarement un objet de réflexion, même si elle occupe dans nos vies et sur notre planète une place démesurée. Réfléchir sur une cho...

    L'emmachination

    Quel est, se demandait René Dubos, l'envers de cette extraordinaire adaptabilité qui est pour les humains un avantage indiscutable par rapport aux autres espèces? Il y a, ré...
    La toxine botulique ou botox est produite par la bactérie Clostridium botulinum laquelle est une molécule paralysante et le plus puissant poison connu à ce jour. Les ophtalmologis...
    Désincarnation. Ce mal indolore, invisible et silencieux résulte de la montée du formalisme dans une civilisation ou une personne. L’accès à la propriét...
    L'emmachination est le fait, pour un être vivant de s'assimiler à la machine. Pour ce qui est de l'être humain, elle est le contraire de l'incarnation. L'incarnation est la tendance...
    Google vient d’adhérer au transhumanisme. Faut-il s’en étonner? Son siège social est voisin de la Singularity University fondée par Ray Kurzweil.La dénat...
    Humanisé par votre portable?Par Jacques DufresneIl porte trois noms en français. Vous l’appellerez cellulaire si vous avez le sentiment qu'il vous enferme dans une cellule, mobile ...
     Les insectes dans l'Encyclopédie de l'AgoraLe point sur le déclin des insectes
     L’euthanasie et la PMA en contexte Relier pour comprendre On peut certes isoler une plante et l’étudier en laboratoire, mais on ne la connaîtra complète...
    La PMA ou la médecine sans limitesPar Jacques Dufresne Ovules importés des États-Unis par catalogue, mère porteuse sollicitée en l’absence de tout encadre...
    Dans la perspective de ce portail Homo Vivens, le chiffre et l'argent sont indissociables. Ce sont des signes dont l'importance croissante, démesurée, réduisent l'homme et ses sen...
    Stéphane StapinskyLe texte suivant, extrait d’un document intitulé  « Trois jours chez les transhumanistes » produit par l’équipe du site Pi...
    Tout le monde, ou presque, emploie maintenant les mots conscience et intelligence aussi bien à propos des ordinateurs que des humains et en tenant pour acquis qu'il s’agit des mêmes...
    On a accès à un nombre croissant de nouvelles devant lesquelles on se demande comment les évoquer, pour les critiquer, sans obtenir l\'effet contraire : qu'on en parle davantage d...
     La médicalisation est la prise en charge systèmatique de la santé des gens par des experts appartenant à la profession médicale.Ce phénomène aujo...
    De hatsu premier son et miku futur, Hatsune Miku est une chanteuse ayant toutes les caractéristiques d'une diva sauf une : la vie. Elle est un hybride composé d'une voix synthétiq...

    La robotorie

    Dans l'état actuel des choses, en janvier 2012, nous nous opposons énergiquement au déploiement d'un réseau de compteurs d'électricité ''intelligents'' au Qu&...
    En 1965, dans le cadre des Rencontres internationales de Genève, eut lieu un colloque mémorable intitulé Le robot, la bête et l'homme. Entre autres, Jacques Monod, Ernest An...
    Par analogie avec animalerie et ménagerie. L'animalerie évoque l'entière soumission de l'animal à l'homme, elle est cette antichambre du laboratoire où les animaux u...

    La nouvelle espèce

    Ce livre, paru en 1999, est l'une des premières réflexions en langue française sur cette question du posthumanisme devenue depuis un sujet majeur. Il a été éc...
    Article de l'Encyclopédie de DiderotAUTOMATE, s. m. (Méchaniq.) engin qui se meut de lui-même, ou machine qui porte en elle le principe de son mouvement.Ce mot est grec αὐτόμ...
    De nombreux scientifiques, dont plusieurs sont à l’origine de l’ordinateur et d’Internet, ont tantôt réclamé, tantôt proclamé l’av&egrav...
    Pour une vue d'ensemble de la question, nous vous invitons à consulter le dossier eugénisme de l'Encyclopédie de l'Agora.On a cru un moment, en Occident du moins, que l'eugé...
    Crise économique, réchauffement climatique, événements extrêmes, pic pétrolier, pic de l'or, pic du cuivre, pic du fer... Face à ces limites, le d&eacut...
    L’IA (intelligence artificielle) et le transhumanisme forme un couple solide. On imagine mal un transhumaniste qui ne serait pas aussi un inconditionnel de l’IA; quant aux spécialis...
    Les Jeux Olympiques dans l'Antiquité (Pierre de Coubertin, 1863-1937)«Il est probable que la création des Jeux Olympiques fut due aux Pisates, premiers possesseurs de la vallée de l'Alphée. Mais les O...
    Voici un texte écrit en 1995 qui éclaire de façon singulière les questions que nous soulevons dans ce portail Homovivens.« Progrès accéléré...
    Plus l'humain ressemble au robot plus il se reconnâit en lui; ce qui aide à comprendre pourquoi une comparaison entre l'homme et le robot qui aurait provoqué l'indignation de Berna...
    Nos rites funéraires sont en crise, il y a de moins en moins d’inhumation, de plus en plus de crémation, les cérémonies de funérailles, quand il y en a, ont pa...
    Nous retenons ici les deux principaux sens que le FLF donne au mot anticipation« A.− [L'anticipation concerne une action] Réalisation de cette action avant le moment attendu ou pr&e...
    Texte à venir
    Dans l’histoire des ordinateurs, le mathématicien anglais Alan Turing a joué un rôle de premier plan. On lui doit notamment la machine qui porte son nom. Il s’agit d&rs...
    Le concept de posthumanisme est encore flou. Pour le moment chacun peut lui donner le sens opposé à celui qu'il donne au mot humanisme, ce qui nous autorise à prendre notre propre...
    Selon Ray Kurzwei, avec l'avènement de l'ordinateur, l'homme se précipite vers un nouveau big bang programmé pour éclater en 2045. Il a même donné un nom &agra...
    Der Spiegel en guerre contre la Silicon ValleyLa vallée de l’avenir…de l’humanité?¿Quién manda en el mundo? Qui commande,1 qui commandera dans le monde, ...
    Les définitions qu'on trouvera plus loin dans cette page, remonte à 2008. Le mouvement transhumaniste, si c'est le mot qui convient, a progressé si rapidement que c'est cette d&ea...