• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition

    Bêtise de l’homme neuro-amélioré

    Pierre-Jean Dessertine

    Stimulations du cerveau 

     

    Que l’homme veuille améliorer ses performances spirituelles (au sens large = non corporelles) est bien légitime. C’est d’ailleurs une très vieille histoire. Dans la spiritualité orientale, on a toujours cultivé des techniques très poussées d’amélioration de la maîtrise des représentations. Et nos ancêtres, dans cette fonction essentielle du cerveau qu’est la mémoire, avaient, grâce à la mnémotechnique, réalisé des prodiges : des penseurs de la Renaissance, comme Bruno, étaient capables de réciter par cœur des ouvrages entiers.

    Aujourd’hui, la mémoire n’est plus un problème puisque grâce à nos appendices techniques (smartphone, clé USB, etc.) nous avons toujours à portée de main tout le savoir du monde. L’idée d’amélioration de nos compétences spirituelles a d’autres ambitions et passe par d’autres voies. Ces ambitions sont essentiellement la performance sociale ; et ses moyens sont l’intervention technique sur le cerveau.

    Il s’agit de provoquer des modifications du cerveau pour que son possesseur, l’étudiant, le chercheur, l’écrivain, le conférencier, soit intellectuellement plus performant, l’artiste ait un mental à la hauteur de l’ambition de son spectacle, de même le sportif lors de son épreuve ou le technicien hautement qualifié lors de sa mission cruciale, etc. Actuellement, les techniques sont soit :

    - la prise de molécules qui modifient les fonctionnement des neurones du cerveau (sont dans cette catégorie les inhibiteurs émotionnels tel diazépam dans le Valium),

    - la résonance magnétique (traitement sans introduction de substances dans l’organisme) qui induit des modifications du régime électrique des neurones, modulant ainsi l’activité de certaines zones du cerveau,

    - enfin la stimulation cérébrale par intervention chirurgicale directe sur le cerveau (implantation d’électrodes dans la boîte crânienne).

    Face à ces possibilités offertes par le progrès techno-scientifique, il faut se poser la question qui est impliquée par tout choix humain : pourquoi ?

    Et la réponse est simple : pour poursuivre des valeurs qui sont constamment mises en avant dans la société telle que nous la vivons, c’est-à-dire mondialisée, fondée sur le règne de la valeur d’échange (l’argent) par la circulation de marchandises appuyée sur le progrès technique. C’est une société au dynamisme inédit dont le ressort se trouve dans la compétition. La « réussite », valeur devant donner le sens de sa vie à chacun, implique donc d’être performant afin de vaincre dans cette compétition. C’est donc bien « Le culte de la performance », pour reprendre le titre du livre de Ehrenberg (1991) qui préside au choix de la neuro-amélioration.

    C’est pourquoi la neuro-amélioration est une forme très particulière d’amélioration de l’esprit. Elle consiste toujours en une modification matérielle du cerveau. Elle vise toujours un résultat à court terme – elle néglige le long terme : quels sont les effets secondaires et qu’advient-il du rapport aux agents de la modification (on sait qu’il y a souvent de graves problèmes d’addiction), de l’évolution de l’image de soi, etc. ? Elle cible toujours une fonctionnalité précise de l’esprit : la sensibilité émotionnelle, la capacité d’attention, le niveau d’activité, des capacités intellectuelles particulières (mémoire, calcul, imagination), etc. Et son efficacité pose problème car elle est très souvent insuffisamment objectivable.

    La neuro-amélioration ne concerne donc jamais les valeurs en fonction desquelles on doit vivre pour donner à sa vie sa plus grande valeur – ce qu’on appelle « le sens de la vie ». Ces valeurs, déjà déterminées socialement, sont présentées comme évidentes. Et d’ailleurs on peut mettre tout de suite au défi les neurologues de déterminer l’aire du cerveau à activer pour être performant en ce domaine, le choix concernant le sens de la vie étant déjà présupposé dans la notion de performance.

    Ce que l’on sait, en revanche, c’est que ces attributions d’aires du cerveau à des fonctions spirituelles particulières, loin d’être figées, évoluent, déjà par programmation génétique lors de la phase embryonnaire et de la prime enfance, mais aussi plus tard selon les choix de vie de l’individu. C’est ce qu’on appelle la plasticité neuronale. L’enrichissement de l’expérience, l’apprentissage, démultiplient les connexions neuronales ; se spécialiser dans une activité – être pianiste par exemple – reconfigure partiellement le cerveau (Cf. Sciences & vie n° 1155 : À chaque métier son cerveau) ; l’apparition de l’écriture a reconfiguré profondément le cerveau humain ; il en sera sans doute de même avec la généralisation de l’interaction avec des terminaux numériques.

    Cela signifie que, si des fonctionnalités mentales particulières dépendent de l’état de certaines aires déterminées du cerveau, l’état du cerveau lui-même, sa configuration générale, dépend de choix spirituels humains. La liberté humaine n’est donc pas un épiphénomène du cerveau, c’est bien plutôt ce qu’est le cerveau singulier de l’individu qui dépend de sa liberté. Ce qui n’est pas étonnant ! L’approche de la neuro-amélioration, comme toute l’approche techno-scientifique contemporaine est matérialiste : c’est un certain niveau de mise en réseau de cellules neuronales qui déterminerait la vie spirituelle, comme ce sont certaines configurations d’atomes en interaction qui produiraient la vie. Or ce matérialisme n’est finalement pas défendable comme nous l’avons montré dans Séductions et impuissances du matérialisme.

    Autrement dit, la neuro-amélioration fonctionne en aveugle par rapport à la liberté proprement humaine, celle de nos choix de vie éclairés par notre conception du Bien : chaque acte technique de neuro-amélioration nie notre liberté d’être humain par le fait même qu’elle fige notre configuration cérébrale en prétendant la modifier par un agent extrinsèque.

    Cette référence à la liberté vaut aussi pour fonder la distinction entre l’état de santé et celui de maladie. Le philosophe Canguilhem disait très simplement : «Je me porte bien, dans la mesure où je me sens capable de porter la responsabilité de mes actes, de porter des choses à l’existence et de créer entre les choses des rapports qui ne leur viendraient pas sans moi, mais qui ne seraient pas ce qu’ils sont sans elles.» (Écrits sur la médecine ; Seuil, 2002). Être en bonne santé, c’est être en état d’exercer cette liberté proprement humaine qui nous fait aller de l’avant vers ce que nous jugeons être le Bien, ce qui passe par la création d’œuvres et l’établissement de nouveaux rapports avec le monde et tout spécialement les autres humains.

    Par opposition, dans l’état de maladie, cette liberté est contrainte à se recroqueviller dans la mesure où, les problèmes de fonctionnement de l’organisme précarisant la vie, ce sont les besoins vitaux qui prennent le pas sur les désirs humains. C’est pourquoi, il y a une légitimité des interventions techniques sur le cerveau du malade pour améliorer sa condition – pensons par exemple aux crises d’angoisse ou aux dépressions – à la mesure de l’impossibilité qu’a le patient d’exercer sa liberté. On est là dans le soin médical et non dans la neuro-amélioration.

    La revue Nature a publié (décembre 2008) un manifeste coécrit par une équipe de chercheurs américains (États-Unis) : “Pour un usage responsable des drogues d’amélioration cognitive chez les sujets sains” en lequel on peut lire :
    “L’usage de drogues peut apparaître comme un type d’amélioration spéciale, parce que provoquant des altérations dans le fonctionnement du cerveau, mais on a pu montrer que c’était aussi le cas de toute intervention susceptible d’améliorer la cognition. De récentes recherches ont démontré l’existence de modifications neurales bénéfiques obtenues grâce à l’exercice, la nutrition, le sommeil, ainsi que par la lecture ou l’éducation. Bref, les drogues d’amélioration cognitives sont moralement équivalentes à d’autres méthodes plus familières d’amélioration.” Cité par Rémi Sussan : Le cerveau, objet technologique (6/8)

    La conclusion de l’argument est étonnante : parce que les résultats sont équivalents, les méthodes « sont moralement équivalentes ». On est ici dans une morale purement pragmatique : c’est le résultat qui compte ; est bien le comportement qui réussit, est mal celui qui échoue. Un but – comme l’amélioration de la capacité de connaître (« cognition ») – étant accepté, il n’y a pas à s’interroger sur les moyens pour l’atteindre du moment que le résultat est là.

    Mais comment ces auteurs peuvent-ils méconnaître la différence qu’ils font, en leur vie même, entre ce qu’ils réussissent par la prise d’une drogue et ce qu’ils réussissent par des « méthodes plus familières » comme l’entraînement, l’effort de mémorisation, l’hygiène de vie, etc. ? Dans le premier cas, ils sont satisfaits du résultat, mais ils ont comme un sentiment de pauvreté de soi car il savent qu’ils n’ont fait, pour cela, que subir les effets d’un facteur extrinsèque. Alors que dans le second cas, outre la satisfaction du résultat, ils éprouvent un sentiment d’estime de soi car ils ont été eux-mêmes acteurs de ce succès.

    L’opposition entre ces deux comportements peut être éclairée par la distinction que fait Spinoza entre l’action et la réaction : «Je dis que nous agissons lorsqu'il se produit en nous ou hors de nous quelque chose dont nous sommes la cause adéquate, c'est-à-dire (...) lorsque, en nous ou hors de nous, il suit de notre nature quelque chose qui peut être clairement et distinctement compris par cette seule nature. Mais je dis au contraire que nous sommes passifs lorsqu'il se produit en nous, ou lorsqu'il suit de notre nature, quelque chose dont nous ne sommes que la cause partielle.» (Éthique, Partie III, définition II). Dans une performance issue d’une modification dans son cerveau obtenue par intervention technique, l’individu n’est pas la cause adéquate du résultat positif, et la satisfaction qu’il en tire est mêlée de tristesse, car la tristesse est le sentiment lié a une diminution de ce que Spinoza appelle sa « puissance d’agir », et, effectivement, celle-ci est diminuée lorsque l’individu n’a été que l’objet de la mise en œuvre d’une technique. Au contraire, lors d’une performance obtenue toute entière par l’exercice de sa liberté, il se sait être la cause adéquate du résultat positif, et celui-ci est l’indice de l’augmentation de sa puissance d’agir, ce qui lui donne de la joie. Et nous avons tous expérimenté la joie. Nous savons que c’est un sentiment qui, contrairement au plaisir, n’a rien de circonstanciel. Le plaisir consacre toujours une bonne rencontre, mais qui passe. La joie, parce qu’elle consacre ce qu’on peut appeler une augmentation de sa qualité d’être – ce que recouvre la notion d’« estime de soi » – est durable.

    Il n’y a donc pas du tout « équivalence morale » entre les deux méthodes de performance mentale, celle par les artifices techniques et celle par les « méthodes plus familières ». C’est bien pourquoi Spinoza fait de la distinction entre ces deux types de comportement – la comportement réactif et le comportement actif – le fondement d’une « éthique » (qui est le titre de son livre – Spinoza parle d’« éthique » plutôt que de « morale » pour se démarquer de la morale de son époque fondée sur le jugement de Dieu). Si le comportement réactif est bien notre comportement premier, car il est inévitablement celui de la prime enfance, tout le sens de la valorisation de notre existence est de sortir des comportements réactifs pour entrer toujours plus pleinement dans l’action. Là est le bien pour l’être humain.

    Au contraire, l’homme qui est dans la réaction – l’homme neuro-amélioré, et plus généralement l’homme « augmenté » en se faisant l’objet de nouvelles techniques, mais aussi plus communément l’homme qui ingère de la caféine pour soutenir son investissement dans son travail – reste dans la même logique de comportement que le petit enfant et l’animal (l’animal se comporte ordinairement en réagissant à ses instincts, et au dressage s’il est domestiqué).

    Il se comporte, au sens propre, bêtement.

    Date de création: 2014-02-19 | Date de modification: 2014-02-20

    Informations

    L'auteur
    Professeur de philosophie à Aix-en-Provence. Il a publié des articles dans diverses revues. Il a écrit plusieurs ouvrages de pédagogie de la philosophie. Il est l'auteur de "Pourquoi l'homme épuise-t-il sa planète ?". Il anime le site de philosophie : www.anti-somnambulique.org

    Date de création:
    2014-02-19
    Dernière modification:
    2014-02-20
    Extrait
    Mais comment (...) peuvent-ils méconnaître la différence qu’ils font, en leur vie même, entre ce qu’ils réussissent par la prise d’une drogue et ce qu’ils réussissent par (...) l’entraînement, l’effort de mémorisation, l’hygiène de vie, etc. ? Dans le premier cas, ils sont satisfaits du résultat, mais ils ont comme un sentiment de pauvreté de soi car il savent qu’ils n’ont fait, pour cela, que subir les effets d’un facteur extrinsèque. Alors que dans le second cas, outre la satisfaction du résultat, ils éprouvent un sentiment d’estime de soi car ils ont été eux-mêmes acteurs de ce succès.

    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homovivens en devenant membre ou en faisant un don.

     



    Flux RSS:

    Les Dossiers

    Savoir vie garder

    Le nom de Néfertiti signifie «la belle est arrivée». La racine néfer et ses dérivés décrivent les aspects positifs et moteurs de la vie, au premie...
    Voici comment en 1968, Jacques Mousseau présentait Alan Watts dans la revue Nouvelle Planète« À travers l’œuvre d’Alan Watts court la préoccupation ...
     L'homme se rapprochera-t-il de l'animal, comme plusieurs semblent le souhaiter, ou s'assimilera-t-il  complètement à la machine comme les transhumanistes l'incitent à l...
    La déshumanisation  est indolore. Nous conversons tous les jours avec des robots sans en souffrir le moins du monde. On nous annonce l’utérus artificiel pour demain, nous d&ea...
    Colloque Vivre ou fonctionner Sous-titre : L’incarnation comme remède aux maux de la planète et de l’humanitéTranshumanisme, règne de la quantit&eacut...
     Chers américains, autant vous êtes insuportables, terrifiants même quand vous vous assimilez aux robots et rêvez d’une immortalité sur disque dur, autant vo...
     Ce texte fait partie d'une série d'articles regroupés sous le titre général de Quatre articles convergeant vers la critique du narcissisme.Aux origines de la dé...
    Comment faire en sorte que nos écoles forment des êtres vivants? Comment éduquer pour la vie? En éduquant par la vie.Ce qu'a fait le fondateur du collège de la Pocati...
    Par Jean Onimus « Enthousiasme, Oh! mot aux grandes ailes, mot affolant qui fait battre le cœur à grands coups, mot qui enlève, exalte, emporte, arrache vers les é...
    Esthétique et education réflexion à partir de l’éducation esthétique de Schillerpar Chantal LapointePremière partie« L’utilité est la...
    Frédéric Back ou la vie plus forte que l’envie, par Jacques Dufresne Mort de notre ami Frédéric Back, la veille de Noël 2013, juste avant une fête semblabl...
     BACHELARD, UNE ANTHROPOLOGIE DE L’HOMME INTEGRAL  par Jean-Jacques Wunenburger *Quand les nombres et les figuresNe seront plus la clef de toute créature,Quand, par les cha...
    Joseph Weizenbaum (né à Berlin le 8 janvier 1923 et mort à Berlin le 5 mars 2008) est un informaticien germano-américain. Il fut professeur émérite d'informat...
     par Hélène Laberge « En matière d'art, l'érudition est une sorte de défaite : elle éclaire ce qui n'est point le plus délicat, elle ap...
    « L'homme, exilé sur la terre, est maintenant exilé de la terre ».G.T.En 1998, je publiais Après l'homme le cyborg? C'était un cri d'indignation accompagn&eacut...
    Quel est la responsabilité du géographe dans l’éloignement de l’homme par rapport à la terre, un éloignement créateur d’indifférence ...
    «Un jour comme celui-ci, je prends conscience de ce que je vous ai dit en cent occasions – que le monde est très bien comme il est. Ce qui ne va pas, c’est notre manièr...
    La Ferme Berthe-RousseauPour vous y rendre (1), faites très attention à l'écriteau indiquant Moulin de la laine, tout de suite à droite vous traversez un petit pont de bois...
    Naissance de la musiqueLa musique n'a plus de frontières. Orphée ne chantent plus seulement pour Euridyce, il charme tous les hommes. Ceci grâce aux progrès accomplis dans l...
    «Un bon esprit doit ressembler à une broussaille plutôt qu'à un herbier.» AlainExiste-il une vie intellectuelle? Pas au sens d’occupation, de travail, d’act...
    Voici un texte essentiel sur cette vie subjective, que nous appelons souvent la vie comme qualité sur ce site.« La vie subjective d'un côté, la réalité physique...
     L’art d’imiter la natureLe biomimétismeAndrée Mathieu et Moana LebelÉditions MultiMondes, 2015Commentaire de Jacques DufresneSi vous aviez cherché biomim&...
    Pierre Bertrand, philosophe québécois prolifique est l’invité de la Compagnie des philosophes à sa rencontre du dimanche 1er février 2015. Nous profitons de l&...
     Certains articles de journaux, rares il est vrai, sont des événements qui marquent un tournant de l’histoire ou un changement de mentalité. C’est le cas de l&rsq...
    par Jacques Grand'Maison« Si le mot que tu veux ajouter n'est pas plus beau que le silence, retiens-le », disait un mystique soufiste.Présence et silence s'appellent l'un l'autre. S...
    Nous étions amis, nous avions vingt ans, nous avions lu Nietzsche, nous étions implacables. Le conférencier devant nous, sûr de posséder la vérité, plus...
    Notre dossier de la rentrée La radicalité consiste à remonter jusqu’à la racine d’un mal pour en trouver le remède, l’extrémisme (comme...
     Deathist. C’est le mot que le Ésope du transhumanisme, le suédois Nick Bostrom, utilise pour fustiger ceux qui de Socrate à Rilke ont fait de la mort une alliée...
    UN SIÈCLE DE PENSÉES CONVERGENTESC’est le climat qui est le sujet de la conférence de Paris et c’est la question de la limite qui en sera l’enjeu principal : lim...
    Pays, paysan, paysage Suite aux élections québécoises du 7 avril dernier, marquée par la défaite du Parti québécois et de son projet souverainiste...
    PENSER LA SCIENCE L’analyse du rôle joué par la science dans la société contemporainepar Ber...
    Crise économique, réchauffement climatique, événements extrêmes, pic pétrolier, pic de la plupart des métaux. Suivrons-nous le conseil de Sén&egr...
    La question du rythme que nous abordons ici est complexe et peut conduire à des excès, ce dont il faut être bien conscient. Nous nous limitons ici à une introduction dans le...
    Ne pas confondre avec signes vitaux. Quand une personne nous donne signe de vie, elle ne nous décline pas l'état de ses signes vitaux : température, pouls, respiration et pression...
    Cet article de Françcois Tremblay sur l'art naîf et sur l'oeuvre de Solange Hubert, a d'abord paru dans MAGAZINART, été/automne 2011.« Art naïf, art populaire, ar...
     Les idéologies du sportpar Gabor Csepregi               Gabor Csepregi, athlète et philosophe, est l’aut...
     Les idéologies du sportpar Gabor Csepregi               Gabor Csepregi, athlète et philosophe, est l’aut...
    Au moment oû les hommes considéraient la terre comme un lieu de passage, ils y construisaient pour l'éternité; ils l'ont transformée en terrain de camping à p...
    L’automobile est rarement un objet de réflexion, même si elle occupe dans nos vies et sur notre planète une place démesurée. Réfléchir sur une cho...

    L'emmachination

    Quel est, se demandait René Dubos, l'envers de cette extraordinaire adaptabilité qui est pour les humains un avantage indiscutable par rapport aux autres espèces? Il y a, ré...
    La toxine botulique ou botox est produite par la bactérie Clostridium botulinum laquelle est une molécule paralysante et le plus puissant poison connu à ce jour. Les ophtalmologis...
    Désincarnation. Ce mal indolore, invisible et silencieux résulte de la montée du formalisme dans une civilisation ou une personne. L’accès à la propriét...
    L'emmachination est le fait, pour un être vivant de s'assimiler à la machine. Pour ce qui est de l'être humain, elle est le contraire de l'incarnation. L'incarnation est la tendance...
    Google vient d’adhérer au transhumanisme. Faut-il s’en étonner? Son siège social est voisin de la Singularity University fondée par Ray Kurzweil.La dénat...
    Humanisé par votre portable?Par Jacques DufresneIl porte trois noms en français. Vous l’appellerez cellulaire si vous avez le sentiment qu'il vous enferme dans une cellule, mobile ...
     Les insectes dans l'Encyclopédie de l'AgoraLe point sur le déclin des insectes
     L’euthanasie et la PMA en contexte Relier pour comprendre On peut certes isoler une plante et l’étudier en laboratoire, mais on ne la connaîtra complète...
    La PMA ou la médecine sans limitesPar Jacques Dufresne Ovules importés des États-Unis par catalogue, mère porteuse sollicitée en l’absence de tout encadre...
    Dans la perspective de ce portail Homo Vivens, le chiffre et l'argent sont indissociables. Ce sont des signes dont l'importance croissante, démesurée, réduisent l'homme et ses sen...
    Stéphane StapinskyLe texte suivant, extrait d’un document intitulé  « Trois jours chez les transhumanistes » produit par l’équipe du site Pi...
    Tout le monde, ou presque, emploie maintenant les mots conscience et intelligence aussi bien à propos des ordinateurs que des humains et en tenant pour acquis qu'il s’agit des mêmes...
    On a accès à un nombre croissant de nouvelles devant lesquelles on se demande comment les évoquer, pour les critiquer, sans obtenir l\'effet contraire : qu'on en parle davantage d...
     La médicalisation est la prise en charge systèmatique de la santé des gens par des experts appartenant à la profession médicale.Ce phénomène aujo...
    De hatsu premier son et miku futur, Hatsune Miku est une chanteuse ayant toutes les caractéristiques d'une diva sauf une : la vie. Elle est un hybride composé d'une voix synthétiq...

    La robotorie

    Dans l'état actuel des choses, en janvier 2012, nous nous opposons énergiquement au déploiement d'un réseau de compteurs d'électricité ''intelligents'' au Qu&...
    En 1965, dans le cadre des Rencontres internationales de Genève, eut lieu un colloque mémorable intitulé Le robot, la bête et l'homme. Entre autres, Jacques Monod, Ernest An...
    Par analogie avec animalerie et ménagerie. L'animalerie évoque l'entière soumission de l'animal à l'homme, elle est cette antichambre du laboratoire où les animaux u...

    La nouvelle espèce

    Ce livre, paru en 1999, est l'une des premières réflexions en langue française sur cette question du posthumanisme devenue depuis un sujet majeur. Il a été éc...
    Article de l'Encyclopédie de DiderotAUTOMATE, s. m. (Méchaniq.) engin qui se meut de lui-même, ou machine qui porte en elle le principe de son mouvement.Ce mot est grec αὐτόμ...
    De nombreux scientifiques, dont plusieurs sont à l’origine de l’ordinateur et d’Internet, ont tantôt réclamé, tantôt proclamé l’av&egrav...
    Pour une vue d'ensemble de la question, nous vous invitons à consulter le dossier eugénisme de l'Encyclopédie de l'Agora.On a cru un moment, en Occident du moins, que l'eugé...
    Crise économique, réchauffement climatique, événements extrêmes, pic pétrolier, pic de l'or, pic du cuivre, pic du fer... Face à ces limites, le d&eacut...
    L’IA (intelligence artificielle) et le transhumanisme forme un couple solide. On imagine mal un transhumaniste qui ne serait pas aussi un inconditionnel de l’IA; quant aux spécialis...
    Les Jeux Olympiques dans l'Antiquité (Pierre de Coubertin, 1863-1937)«Il est probable que la création des Jeux Olympiques fut due aux Pisates, premiers possesseurs de la vallée de l'Alphée. Mais les O...
    Voici un texte écrit en 1995 qui éclaire de façon singulière les questions que nous soulevons dans ce portail Homovivens.« Progrès accéléré...
    Plus l'humain ressemble au robot plus il se reconnâit en lui; ce qui aide à comprendre pourquoi une comparaison entre l'homme et le robot qui aurait provoqué l'indignation de Berna...
    Nos rites funéraires sont en crise, il y a de moins en moins d’inhumation, de plus en plus de crémation, les cérémonies de funérailles, quand il y en a, ont pa...
    Nous retenons ici les deux principaux sens que le FLF donne au mot anticipation« A.− [L'anticipation concerne une action] Réalisation de cette action avant le moment attendu ou pr&e...
    Texte à venir
    Dans l’histoire des ordinateurs, le mathématicien anglais Alan Turing a joué un rôle de premier plan. On lui doit notamment la machine qui porte son nom. Il s’agit d&rs...
    Le concept de posthumanisme est encore flou. Pour le moment chacun peut lui donner le sens opposé à celui qu'il donne au mot humanisme, ce qui nous autorise à prendre notre propre...
    Selon Ray Kurzwei, avec l'avènement de l'ordinateur, l'homme se précipite vers un nouveau big bang programmé pour éclater en 2045. Il a même donné un nom &agra...
    Der Spiegel en guerre contre la Silicon ValleyLa vallée de l’avenir…de l’humanité?¿Quién manda en el mundo? Qui commande,1 qui commandera dans le monde, ...
    Les définitions qu'on trouvera plus loin dans cette page, remonte à 2008. Le mouvement transhumaniste, si c'est le mot qui convient, a progressé si rapidement que c'est cette d&ea...